La politique de développement au service de la « puissance d’influence française »

« L’AFD doit ainsi être pleinement engagée dans la promotion des entreprises et de l’expertise française à l’étranger », a notamment souligné Laurent Fabius.

Comme en chaque début d’année, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a présenté ses voeux, à son « bras armé » en matière d’aide civile, l’Agence française de développement (AFD). 

Le 8 janvier, devant les directeurs réunis à Paris des 69 agences présentes en Afrique, en Amérique latine, et en Asie, Laurent Fabius a replacé dans un cadre plus large les grandes orientations de l’AFD pour 2012-2016.

La politique de développement « n’est pas un domaine autonome qui pourrait fonctionner selon une logique indépendante », a-t-il expliqué. Elle fait partie de « l’action diplomatique d’ensemble », et doit participer « au statut de ‘puissance d’influence’ qui est celui de la France », a ajouté le ministre.

Diplomatie économique

Une influence qui se mesure aujourd’hui par le « rayonnement » de la France, en tant que vecteur des idées de solidarité, de liberté et de justice, rappelées par Laurent Fabius, mais pas seulement.

« L’AFD doit ainsi être pleinement engagée dans la promotion des entreprises et de l’expertise française à l’étranger », a souligné l’ancien Premier ministre, également passé par Bercy. 

A cette fin, Laurent Fabius entend opérer quelques adaptations : « Le périmètre géographique du réseau de l’AFD devra être réexaminé à l’aune de ces critères économiques et d’influence», a déclaré le ministre. 

 

 

 

 

 

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