La protection de l’environnement à l’agenda du développement mondial

Les Etats de l’ONU, réunis à Nairobi, appuient la création d’une agence des Nations unies pour l’environnement, afin de mieux défendre le développement durable dans l’agenda international.

Pour devenir une priorité dans l’agenda international, les programmes mondiaux en matière d’environnement doivent être portés par l’ensemble des pays, avancés, émergents, et en développement. Le conseil d’administration du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a montré l’exemple lors de sa réunion annuelle à Nairobi (Kenya), du 18 au 22 février.

Auparavant, les pays étaient divisés entre les titulaires et les observateurs. Cette année, pour la première fois, tous les membres de l’ONU ont été formellement associés. Ils ont appelé ensemble à la création d’une assemblée des Nations unies pour l’environnement, rattachée à l’assemblée générale de l’ONU, située à New York. 

L’environnement comme priorité

Cette proposition est « dans l’intérêt de l’UE et celui de la planète », a déclaré le commissaire à l’Environnement Janez Poto?nik. La France, qui travaille son rôle de pionnière sur le développement durable, partage le même enthousiasme. Dans un communiqué, elle soutient « la volonté de faire du PNUE l’organe d’impulsion et de coordination au sein du système des Nations unies. »

Aujourd’hui, le PNUE informe et appuie les Etats dans leurs politiques environnementales. « C’est surtout un lieu d’expertise. Sa force de proposition reste à concrétiser », explique Lucien Chabasson, conseiller à la direction de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). 

Rattaché au développement 

La réflexion conduite au sein de l’ONU sur la nouvelle stratégie de développement pour l’après-2015 pourrait laisser une carte à jouer au PNUE. De nombreux Etats estiment que les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), définis en 2000, n’ont pas suffisamment pris en compte les questions environnementales. 

Lire l’interview de Jean-Michel Severino, membre du groupe de haut niveau mis en place par l’ONU

Le sommet Rio + 20, organisé en juin 2012, a également prôné, dans ses déclarations finales, une croissance économique fondée sur le respect de l’environnement et attachée au bien-être des populations les plus vulnérables.

Cependant, ce processus est en marge des négociations officielles. Certains Etats ne sont pas favorables à une telle approche, si elle menace de ralentir leur croissance économique et de remettre en cause leurs stratégies industrielles. 

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.