Le G20 s’engage à prolonger ses mesures d’allègement de la dette des pays les plus pauvres

L’année dernière, 46 pays ont pris part à l’ISSD, un mécanisme qui leur a permis de suspendre 5,7 milliards dollars de paiement de dette. Une prolongation jusqu’à la fin de l’année 2021, comme annoncée par le G20, pourrait permettre d’économiser 9,9 milliards de dollars supplémentaires. [EPA-EFE/MEF PRESS OFFICE / HANDOUT]

Les pays en voie de développement pourraient économiser jusqu’à 10 milliards de dollars à la suite de la prolongation de l’initiative de suspension du service de la dette (ISSD) annoncée par le G20 jusqu’à la fin 2021.

L’année dernière, 46 pays ont pris part à l’ISSD, un mécanisme qui leur a permis de suspendre 5,7 milliards dollars de paiement de dette. Une prolongation jusqu’à la fin de l’année 2021, comme annoncée par le G20, pourrait permettre d’économiser 9,9 milliards de dollars.

« Nous avons décidé de prolonger l’initiative de suspension du service de la dette des pays les plus vulnérables jusqu’à fin 2021 », a déclaré le ministre italien de l’Économie Daniele Franco, ajoutant qu’il s’agissait de la « dernière » extension.

« Nous allons encore intensifier notre soutien aux pays vulnérables pour les aider à relever les défis liés à la pandémie de Covid-19 », ont promis les ministres des Finances et banquiers centraux du G20.

En outre, ces derniers ont soutenu l’initiative du Fonds monétaire international (FMI) d’augmenter l’aide aux pays les plus vulnérables, sous la forme d’une nouvelle émission de droits de tirage spéciaux (DTS) d’un montant de 650 milliards de dollars.

Si les pays riches à travers le monde ont rapidement adopté des paquets de relance à hauteur de milliards de dollars pour soutenir leur propre économie, qu’en est-il du soutien octroyé aux pays pauvres ? La question reste ouverte, et ce malgré une année de pourparlers à l’échelle internationale.

Les responsables du G20 ont également demandé au FMI de réfléchir à des solutions permettant aux membres de canaliser sur une base volontaire les DTS au profit des pays les plus vulnérables, sans pour autant retarder le processus d’allocation.

Les États membres de l’UE pourraient alors octroyer une partie de leurs 167 milliards de dollars – soit 25,72 % de quotes-parts du FMI – aux pays en voie de développement. Les leaders ont indiqué que la nouvelle émission de DTS pourrait aider les pays en voie de développement touchés par la récession et dont l’espace budgétaire ne permet pas d’introduire des programmes de relance.

Toutefois, conformément aux règles liées aux quotes-parts du FMI, la grande majorité des DTS serait versée aux pays aisés. Une procédure qui a poussé plusieurs groupes de la société civile à appeler ces derniers à faire don de leur part à ceux dans le besoin.

La santé devrait être au cœur du partenariat UE-Afrique, d'après les eurodéputés

L’UE et l’Afrique devraient porter la santé au rang de priorité dans le cadre de leur nouveau partenariat, ont déclaré les législateurs européens en vue d’entamer bientôt les pourparlers entre les deux continents.

La campagne pour la suspension de la dette semble aussi bénéficier d’un soutien solide de la part du public. D’après un sondage de YouGov for WaterAid publié plus tôt cette semaine, la plupart des citoyens européens estiment que le remboursement de la dette des pays les plus pauvres devrait être suspendu afin de leur permettre d’investir dans la santé publique.

Parmi les sondés, 83 % des participants italiens ont soutenu la suspension de la dette, à l’instar de 72 % d’Allemands et 70 % de Français. Le taux de soutien est le plus faible en Suède, bien qu’il atteigne tout de même 61 %.

« Nous n’observerons pas de relance économique mondiale tant que tous les pays ne parviendront pas à surmonter les retombées de la pandémie et à œuvrer à la reprise », a conclu David McNair, directeur général pour la politique mondiale à ONE.

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