Le marketing alimentaire en question

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L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié l'évaluation scientifique de 2 758 allégations de santé utilisées pour le marketing des aliments. Seul un cinquième de ces allégations ont finalement été approuvées. Ces évaluations font partie de la stratégie européenne visant à encourager les consommateurs à faire des choix alimentaires informés.

Parmi les allégations de santé rejetées, on trouve celles dont les effets bénéfiques sur la santé manquaient de preuves, telles que les « propriétés antioxydantes » de certains aliments ou le fait qu'ils « aident à éliminer ».  De la même manière, les allégations vagues telles que des apports d'« énergie » ou de « vitalité » ont été rejetées.

Mais tous les aliments présentés comme étant bons pour la santé ne rentrent pas dans cette catégorie. Le professeur Albert Flynn, qui a présidé la table ronde chargée d'examiner ces allégations, a affirmé dans un communiqué de presse que l'évaluation indépendante de l'EFSA avait conclu qu'un nombre important d'allégations faites sur les aliments « s'appuyaient sur des faits scientifiques, notamment les allégations relatives à tout un ensemble de bénéfices nutritionnels ».

Parmi les allégations scientifiquement confirmées approuvées par l'EFSA, on trouve les allégations relatives aux fibres, au cholestérol, aux noix, ou encore à l'amélioration du fonctionnement des vaisseaux sanguins ou de la performance sportive par de biais de boissons à base d'hydrates de carbone.

Ruth Veale, représentante du BEUC, groupe de consommateurs situé à Bruxelles, a réagi de manière positive aux évaluations de l'EFSA, affirmant que cette dernière s'était élevée au rang de référence dans l'évaluation de ces allégations, et qu'elle s'en était vraiment tenue aux données scientifiques.

La tâche de prouver l'exactitude de ce qui est écrit sur l'étiquette devrait incomber à l'industrie. Ces évaluations bénéficient aux entreprises qui investissent beaucoup dans la science pour prouver leurs allégations, a-t-elle ajouté.

Les évaluations de l'EFSA pourraient conduire à l'entrée en vigueur d'une interdiction à l'échelle européenne concernant les allégations jugées trop peu étayées sur les étiquettes et les publicités d'aliments.

Des représentants européens ont souhaité souligner que cela ne pourrait pas conduire à l'interdiction de produits spécifiques, mais seulement à celle de produits considérés comme trompeurs ou abusifs.

Le travail de l'EFSA a parfois été controversé. Des eurodéputés ont notamment critiqué l'agence pour avoir été soi-disant trop proche du secteur privé et pour ses évaluations sur les organismes génétiquement modifiés.

 

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