Le virus Ebola préoccupe l’UE

Un convoi de l'ONU passe devant un avertissement pour le virus Ebola, Abidjan, Côpte d'Ivoire, 14 août. [Reuters]

Les ministres de l’UE ont fait part de leurs inquiétudes quant à l’épidémie du virus Ebola qui frappe plusieurs pays d’Afrique occidentale.

Les ministres de l’UE sont préoccupés. L’épidémie du virus Ebola est en effet la plus virulente de mémoire d’hommes. Le virus a déjà tué des milliers de personnes, ont affirmé les ministres européens des Affaires étrangères lors d’une réunion extraordinaire du Conseil européen. Ils ont exprimé leurs condoléances ainsi que celle des États membres et des citoyens européens aux peuples et gouvernements africains touchés par cette épidémie.

Le virus Ebola, ou fièvre hémorragique Ebola, est une maladie qui contamine les êtres humains et les primates par le sang ou les liquides biologiques d’un animal infecté, généralement un singe ou une chauve-souris. Il n’est pas encore prouvé que la contamination se déroule également par l’air dans un environnement naturel. La maladie est mortelle entre 50 et 90 % des cas.

La période d’incubation dure généralement entre 8 et 10 jours, mais peuvent osciller aller de 2 à 21 jours. Aucun traitement spécifique au virus Ebola n’existe à l’heure actuelle.

Les ministres ont pris note la déclaration de l’état d’urgence sanitaire mondial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ils ont également promis que l’UE allait apporter son soutien aux pays concernés, aux travailleurs de la santé et aux organisations internationales qui mettent tout en œuvre pour lutter contre cette maladie.

Troisième état d’urgence 

En 66 ans d’existence, c’est la troisième fois que l’OMS déclare qu’une maladie nécessite l’état d’urgence sanitaire. 

L’Union européenne s’est déjà engagée à débloquer 11,9 millions d’euros par le truchement de la DG ECHO, en charge du service d’aide humanitaire. Les États membres ont également fourni un soutien bilatéral. L’UE et les États membres ont indiqué qu’ils étaient disposés à maintenir leur soutien aux autorités africaines dans les pays affectés par la mise en place des mécanismes d’urgence. Le Conseil demande un suivi attentif et une réponse coordonnée au niveau international, une étape essentielle pour contenir le virus Ebola et le stopper.

>> Lire : L’UE double son aide pour lutter contre l’Ebola en Afrique occidentale 

Dans le même temps, le Liberia a placé en quarantaine des villages éloignés à l’épicentre du virus selon Reuters. Cette technique fait penser à des « villages pestiférés » d’Europe médiévale coupés du monde. 

1145 morts

Le virus Ebola a tué jusqu’à présent au moins 1 145 personnes dans quatre pays africains. Au cours de la semaine du 13 août, le comté de Lofa dans le nord du Liberia a enregistré plus de cas que dans les autres pays : 124 nouveaux cas et 60 morts.

La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a décrété la mise en place de mesures d’urgence, dont la mise en quarantaine. Un système de barrages routiers, un « cordon sanitaire », a été établi pour éviter que la maladie n’atteigne les villes, une méthode répandue pour lutter contre la peste au Moyen-Âge.

Des troupes ont également été déployées dans le cadre de l’opération « Bouclier blanc » pour éviter que la population ne quitte leur domicile et n’infecte d’autres personnes. Dans le pays, la majorité des personnes atteintes par l’Ebola restent en liberté, car les hôpitaux sont remplis ou car elles estiment que les hôpitaux sont des pièges mortels.

Le 16 août, des hommes armés s’en sont pris à un centre de mise en quarantaine dans la capitale Monrovia. Ils ont lancé des pierres et pillé des équipements et de la nourriture et fait partir des patients du bâtiment.

Les pays voisins, comme la Guinée et la Sierra Leone ont placé des contrôles frontières à Gueckedou et à Kenema. Ils ont ainsi créé une zone de quarantaine d’environ 20 000 kilomètres carré, appelé « secteur unifié ».

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.