Les ambitions d’Anne Paugam pour l’Agence française de développement

La nouvelle directrice générale de l’AFD a présenté ses grandes priorités pour l’institution, qui devra poursuivre son rôle d’éclaireur pour les entreprises françaises à l’étranger. Les capacités de la banque devront être étendues.

Nommée le 29 mai en Conseil des ministres à la direction de l’Agence française de développement, Anne Paugam a officiellement pris les rênes de l’institution, lundi 3 juin.

Elle succède à Dov Zerah, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010.

Auditionnée par l’Assemblée nationale et le Sénat avant sa nomination, le 22 mai, l’ancienne inspectrice générale des Finances a présenté ses priorités d’action.

Plus de moyens

Pour la nouvelle directrice générale de l’AFD, « la France a besoin d’un outil bilatéral solide et crédible, qui ait une taille et un poids suffisant dans le concert aux bailleurs de fonds ».

Le pays verse aujourd’hui environ 40 % de son budget d’aide publique au développement à l’Union européenne et aux fonds multilatéraux.

La capacité de financement de l’AFD est limitée par son niveau de fonds propres et des contraintes prudentielles strictes. « Le moment est venu de reprendre ce dossier pour trouver des solutions » avec Bercy et le Quai d’Orsay, a déclaré Anne Paugam.

Fonds vert

L’AFD devra « s’impliquer davantage » dans l’appui aux tutelles pour la préparation des conférences internationales , a ajouté Anne Paugam en mentionnant notamment le Fonds vert pour le climat, qui sera « une source majeure de financement ».

Créé en 2009 lors du sommet de Copenhague, ce fonds destiné à financer la lutte contre le changement climatique devra mettre 100 milliards de dollars par an à disposition des pays en développement d’ici 2020.

Relais du « savoir-faire français »

Cette ancienne responsable de la Banque mondiale, entrée à l’AFD en 2002, reprend à son compte l’idée de « diplomatie économique » mise en avant par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Les entreprises françaises détiennent aujourd’hui un tiers des parts de marchés issues des financements de l’AFD.

Pour augmenter leur participation, elles devront être consultées en amont. Les exigences sociales et environnementales devront être davantage intégrées dans les critères techniques des appels d’offres pour favoriser « les savoirs faire d’offre française ».

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