Les ministres de l’UE veulent agir à l’unisson pour lutter contre la pauvreté

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Les ministres européens du développement ont convenu que l’UE parlera d’une seule voix dans les futures négociations internationales sur de nouveaux objectifs pour la croissance durable et l’éradication de la pauvreté extrême.

 

Lors de réunions tenues à Dublin, les ministres ont convenu que l'UE devrait occuper un rôle central dans la création d'un nouveau cadre réglementaire en vue de lutter contre la pauvreté quand les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations unies arriveront à leur terme en 2015.

 

Joe Costello, le ministre délégué en charge du commerce et du développement, a déclaré mardi (12 février) que « garantir une position unifiée de l'UE dans les négociations afin d'aboutir à un nouveau cadre réglementaire mondial de développement » constituait une priorité de la présidence tournante de son pays à la tête du Conseil de l'UE.

 

« Ce sujet figurera au sommet de l'ordre du jour international pour les deux prochaines années et je suis ravi que les ministres européens en charge du développement aient convenu de tenter de conclure un accord sur une série d'objectifs en matière de développement après 2015, qui incluent la viabilité environnementale », a-t-il précisé.

 

« Notre objectif est d'éliminer la pauvreté extrême d’ici une génération. Nous pensons que nous disposons de l’occasion historique pour atteindre cet objectif », a indiqué M. Costello dans un communiqué depuis Dublin.

 

Les huit OMD, définis en 2000, comprennent l'éradication de la pauvreté extrême et de la faim, le développement de l'enseignement, l'amélioration des soins de santé et la promotion de la croissance durable.

 

Même si de nombreux domaines ont connu une amélioration, les défis restent de taille. Plus d'un milliard de personnes vivent toujours dans des conditions d'extrême pauvreté, surtout en Afrique, d'après des données de l'ONU. Au moins un milliard de personnes n'ont pas d'eau potable et deux milliards vivent sans accès à des toilettes.

 

L'aide pour le Mali débloquée

 

Outre les engagements en faveur d'une position unifiée sur le cadre réglementaire de l'après-OMD, les ministres ont également accepté de débloquer 250 millions d'euros d'aide au développement pour le Mali. Ces fonds avaient été gelés après un coup d'État en mars 2012 et ensuite une progression des islamistes rebelles dans la partie nord du pays.

 

Andris Piebalgs, le commissaire en charge du développement, a affirmé que l'UE était satisfaite que le gouvernement prenne des mesures afin de restaurer la démocratie après l'intervention sous l'égide de la France en janvier.

 

« L’adoption rapide, par les autorités maliennes, d’une feuille de route pour la transition visant à rétablir la démocratie et la stabilité a ouvert la porte à l’abandon des mesures de précaution prises après le coup d'État de mars 2012 », a-t-il indiqué dans un communiqué.

 

Le ministre délégué irlandais Joe Costello a précisé que l'UE avait déjà fourni 116 millions d'euros d’aide pour la nourriture et d'autres domaines humanitaires l'année dernière.

 

Les engagements relatifs aux OMD et à l'aide au Mali sont survenus quatre jours après que les dirigeants européens ont accepté de réduire le budget total pour 2014?2020. Ils sont toutefois revenus sur les projets de réduction du développement à l'étranger et de l'aide humanitaire.

 

Ils ont accepté de dépenser 58,7 milliards d'euros au cours des sept prochaines années afin de venir en aide aux nations les plus pauvres, soit environ le même montant que dans le dernier budget. Le Parlement européen doit encore approuver ce budget.

 

La France a lancé une opération militaire surprise au Mali le 11 janvier en vue de déloger les rebelles liés à al-Qaïda du nord du pays.

 

L'UE a exprimé son soutien à la France et a indiqué qu'elle comptait accélérer une mission de formation des forces maliennes, prévue initialement à la fin du mois de février 2013.

 

La Commission européenne avait prévu d'allouer 583 millions d'euros au Mali dans le cadre de la politique d'aide au développement pour la période 2008-2013 en se concentrant sur le développement économique, la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et l'eau potable.

 

L'aide a toutefois été gelée en mars 2012 quand les rebelles islamistes ont pris le contrôle du nord du pays. Les ministres du développement ont convenu le 12 février 2013 de reprendre graduellement l'aide.

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