Londres veut maintenir le libre-échange avec les pays les moins avancés

Le gouvernement britannique mise gros sur le commerce international. [Weerasak Saeku/Shutterstock]

Le gouvernement britannique a annoncé vouloir maintenir l’accès d’une cinquantaine de pays parmis les plus pauvres du monde à son marché intérieur sans tarif douanier, après le Brexit.

Les exportations des 48 pays les plus pauvres du globe continueront d’être exemptées de droits de douanes, notamment celles du Bangladesh, du Sierra Leone et d’Haïti, après la sortie du bloc européen prévue en 2019, a annoncé le gouvernement britnnique dans un communiqué.

Ces pays les moins avancés, dont la liste est définie par les Nations Unies, sont considérés comme les plus pauvres au monde. A ce titre, ils bénéficient actuellement du régime européen « Tout sauf les armes » adopté en 2001, qui leur permet d’exporter vers l’Union européenne toutes leurs marchandises sans tarifs douanier ni quota, à l’exception des armes et des munitions.

À l’issue de la sortie de l’UE, le Royaume-Uni cherchera en outre à élargir ses relations commerciales, a ajouté le gouvernement. « Notre départ de l’UE est une opportunité pour renforcer nos engagements avec le reste du monde, et non pour s’en écarter », a déclaré le secrétaire d’État au Commerce international, Liam Fox, dans un communiqué.

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Exclusif. Le gouvernement britannique semble penser que les économies en plein développement des pays de l’ASEAN vont se battre pour conclure des accords avec un Royaume-Uni post-Brexit. Il n’en est rien.

« Le commerce libre et équitable a été le grand libérateur des pauvres du monde entier, et l’annonce d’aujourd’hui montre notre engagement à aider les pays en développement à faire croître leur économie et à réduire la pauvreté par le biais du commerce », a-t-il poursuivi.

Londres a entamé lundi dernier les négociations du Brexit, et a paru accepter le principe de discussions sur les priorités fixées par l’UE – comme un éventuel pré-accord sur les modalités du divorce – avant d’aborder la question des accords commerciaux avec l’Europe.

Selon le gouvernement, les exportations issues de ces 48 pays représentent chaque année environ 20 milliards de livres (22 milliards d’euros) au Royaume-Uni. La moitié des vêtements vendus dans le pays en proviennent, tout comme un quart du café, des bananes mais aussi des roses du marché britannique.

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