Mali : la Commission incite les Etats à relancer leur aide bilatérale

Une nouvelle réunion des ministres du Développement a eu lieu, mardi 26 février. Certains Etats hésitent à relancer leur aide, stoppée depuis le coup d’Etat de mars 2012.

Depuis janvier 2013, l’Union européenne et la France orchestrent le redémarrage de l’aide au développement au Mali. Le commissaire Andris Piebalgs a convié une nouvelle fois les ministres du Développement mardi 26 février à Bruxelles. 

Les Pays-Bas et l’Allemagne, qui ont bloqué leur aide à la suite du coup d’Etat de mars 2012, hésitent à la relancer. Avec le Danemark, ils figurent pourtant sur la liste des dix donateurs les plus importants au Mali entre 2010 et 2011, selon l’OCDE

Mobiliser des fonds rapidement

« Plus que le montant de l’aide, c’est la rapidité des décaissements qui est en jeu », explique une source diplomatique française. La Commission et la France estiment que les fonds pour les besoins prioritaires (accès à l’eau, l’électricité, etc.) doivent être versés sans attendre les élections de juillet 2013.

Le Mali, ballon d’essai de la nouvelle politique de développement de l’UE

L’argent débloqué début février servira notamment à reprendre les programmes de vaccination et l’entretien des infrastructures. Il sera également utilisé pour fournir des semences et de l’engrais au secteur agricole, précise le communiqué publié à l’issue de la réunion des ministres.

L’UE mise sur son rôle de coordinateur entre les différents bailleurs de fonds pour convaincre les donateurs potentiels de sauter le pas.

Ils sont conviés à une conférence des donateurs organisée à la mi-mai. L’approche « conjointe » préparée par l’UE sera présentée à cette occasion. « Aujourd’hui, nous avons fait un pas important vers la mise sur pied d’une intervention européenne commune, cohérente et globale », s’est félicité Andris Piebalgs.

Il s’agit de la troisième conférence du genre. La première s’est tenue à Addis-Adeba en janvier 2013, et a abouti à un engagement total de 377,2 millions d’euros.
 
Un autre évènement a été organisé à Bruxelles, le 5 février, afin d’établir les conditions du déboursement de cette aide. De nombreux donateurs hors de l’Union européenne ont alors déclaré vouloir attendre des avancées concrètes de la part du gouvernement malien.
 

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