Des eurodéputés veulent étendre le Nutri-score à tous les pays européens

Nutri-Score [The RedBurn]

Il est pour l’instant facultatif dans quatre pays européens : le Nutri-score indique par une lettre les qualités d’un aliment. Des eurodéputés souhaitent élargir l’initiative à toute l’UE, mais l’Italie s’y oppose. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Des eurodéputés de différents groupes politiques ont défendu le 14 janvier le système d’étiquetage nutritionnel simplifié Nutri-Score, qu’ils voudraient voir s’étendre dans l’Union européenne, en dépit de fortes critiques italiennes.

On veut instaurer un rapport de force vertueux en faveur du consommateur, a déclaré la députée européenne écologiste Michèle Rivasi, lors d’une conférence de presse à Strasbourg.

Introduit facultativement en France, Belgique, Espagne, Pays-Bas et bientôt en Allemagne, le Nutri-Score attribue cinq lettres (A, B, C, D, E) et un code couleurs allant du vert au rouge selon la qualité nutritionnelle de l’aliment.

Après la France, le Nutri-Score pourrait s’exporter en Europe

La France vient d’adopter un code couleur permettant de mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments. Et compte maintenant encourager l’utilisation du Nutri-Score au niveau européen.

L’idée du Nutri-Score est de reprendre les valeurs incompréhensibles des tableaux nutritionnels et de les transformer dans un indicateur simple, a expliqué le créateur de ce système, le professeur français Serge Hercberg.

L’Italie n’en veut pas

Depuis quelques mois, ce système est la cible de vives critiques en Italie, notamment du chef de la Lega (extrême droite), Matteo Salvini, qui l’a dénoncé en décembre comme étant le fruit d’un pacte secret de Bruxelles contre les spécialités italiennes car des produits tels que le « prosciutto » ou le gorgonzola ont des notes Nutri-Score basses.

Nutri-Score ne vise pas à pénaliser un pays, il vise à donner une transparence sur la qualité nutritionnelle de l’ensemble des aliments et à aider les consommateurs à orienter leurs choix et à manger seulement en petite quantité les produits mal notés, a défendu Serge Hercberg.

La volte-face de Salvini à propos du Nutella discrédite sa politique alimentaire « nationaliste »

Les récentes remontrances du leader de la Lega, Matteo Salvini, à l’égard de l’emblématique pâte à tartiner « Nutella », ont révélé les limites de sa formule « l’Italie d’abord », qui lui a valu nombre de ses succès électoraux.

86 000 signatures seulement

Dans son projet de « Green deal » de transition énergétique, la Commission européenne envisage une harmonisation du système d’étiquetage des produits alimentaires. « Il faut que le Nutri-Score soit clairement nommé », a souhaité Michèle Rivasi.

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