La baisse de la consommation de viande est une tendance de fond

Les Français goûtent de moins en moins à la charcuterie et à la viande de boucherie. [Shutterstock]

Coïncidence. Au moment où les ondes sont saturées de débats sur le bien-être animal, les Français continuent de réduire leur demande de produits carnés, révèle une étude du Crédoc. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.

Dans leur note mise en ligne jeudi 6 septembre, Gabriel Tavoularis et Elena Sauvage estiment que les Français ont réduit de 12% leur consommation de viande entre 2007 et 2016. De 153 grammes par jour il y a dix ans, la portion individuelle moyenne est tombée à 135 grammes en 2016. En cause: une moindre appétence pour la charcuterie (-17%) et la viande de boucherie (-21%).

Taxer la viande, une option de plus en plus envisageable

Selon les investisseurs, la mise en œuvre de l’accord de Paris poussera certains gouvernements à introduire une taxe sur le bétail afin de réduire la consommation de viande. Une décision qui pourrait faire économiser plus de 500 milliards de dommages climatiques. Un article de notre partenaire, Edie.net.

Raison du déclin

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. «L’évolution des modes de vie, les inquiétudes pour la santé, la sensibilisation à l’impact sur l’environnement, la question du bien-être animal et la hausse du prix de vente seraient autant de facteurs pouvant expliquer la baisse de consommation des produits carnés en France.

À cela s’ajoutent sans doute un manque d’adéquation entre l’offre et la demande en terme d’usages et de praticité ou encore une remise en question de la qualité gustative de la viande», indiquent les deux auteurs.

La baisse est manifeste dans deux catégories socioprofessionnelles aux antipodes l’une de l’autre: les cadres et les professions libérales d’un côté (-19%) et les ouvriers de l’autre (-15%). Dans les années 1990, les cadres avaient réduit de 40% leur demande de produits carnés.

1% de végé ou flexi

En 2016, 1% de la population française n’avait pas consommé le moindre gramme de viande au cours d’une semaine, contre 0,3% 10 ans auparavant. «Ce pourcent peut correspondre à des individus qui sont soit végétariens, soit flexitariens», concluent les deux auteurs.

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La croissance des grandes entreprises de production laitière et de viande est incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, met en garde une nouvelle étude.

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