Pierre Charon : travaillons à redonner à la France sa place en Europe

Pierre Charon, sénateur UMP (Credit: [MAXPPP930/Europe 1])

Après le succès enregistré par la droite au élections municipales, Pierre Charon, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et sénateur UMP, se dit confiant pour l’échéance européenne de mai. Et appelle l’UMP à consolider son projet européen.

Quel est votre état d’esprit pour les Européennes qui arrivent, y a-t-il des leçons à tirer des municipales ?

J’ai confiance en la dynamique qui doit s’installer et je souhaite que nous travaillions pour un projet d’envergure qui réponde aux préoccupations des Français et redonne à la France sa place en Europe et dans l’économie mondiale.

Les élections européennes ont la particularité de mobiliser un électorat souvent volatil. Mais à ce jour, les intentions de vote semblent conforter l’UMP en première position.

Ces élections sont déterminantes pour promouvoir notre vision de l’Europe au Parlement européen, retrouver notre crédibilité auprès de nos partenaires européens en particulier l’Allemagne.             

L’UMP va dévoiler ses candidats pour les Européennes, vous serez les derniers à présenter vos candidats, est-ce que cela signifie que l’Europe est un sujet de seconde importance pour l’UMP ?

L’Europe est un sujet majeur pour l’UMP. Mais chaque chose en son temps. Il fallait d’abord gagner les municipales. C’est fait. Et les dernières commissions d’investiture se déroulent pour qu’il en soit de même pour les élections européennes.                                                                                                                             

La montée du FN est-elle une menace pour l’UMP, notamment dans la perspective des élections européennes  de mai?

Au cours des élections municipales, le Front national a fait une percée en se trouvant à la tête de 12 communes et d’un secteur de Marseille. Il n’a cependant pas été l’arbitre de ces élections comme on l’entendait sans cesse. Permettez-moi de vous rappeler qu’il y a environ 1500 conseillers municipaux FN et que nous en avons plus de 100 000.

Nous devons maintenant relever le défi que nous impose la victoire, c’est comme cela que nous continuerons à regagner du terrain aux prochaines échéances électorales. Il nous faut transformer cette efficacité électorale en crédibilité pour nos partis de droite et du centre comme force d’alternance afin de susciter l’adhésion des Français.

Il me semble que la question du projet est centrale.

Comment analysez-vous les résultats des municipales ? Est-ce une victoire pour l’UMP ? Et un échec pour le PS ?

Les résultats du 1er tour, confirmés par ceux du second, sont un vrai succès pour l’UMP et le Centre avec la reconquête de plus de 155 villes de plus de 9 000 habitants, dont certaines, emblématiques. Par voie de conséquence, les cartes seront également rebattues dans 14 métropoles, dont celle du Grand Paris.

Ces résultats sont une sanction de la gauche et de son programme politique et économique qui emmène la France dans le mur avec toujours plus de chômage,  de dépenses publiques et de projets idéologiques qui exaspèrent les Français.  

Comment expliquez-vous l’échec de Nathalie Kosciusko-Morizet à la mairie de Paris ?

Le mode de scrutin est une des causes. Nous sommes majoritaires en voix. En nombre de voix, Nathalie Kosciusko-Morizet est en tête. Il est urgent de modifier le mode de scrutin dans la Loi PLM afin que le maire de Paris soit élu directement par les Parisiens. Je l’ai demandé à plusieurs reprises.

La question des écoutes a-t-elle eu selon vous un impact sur les municipales ?

La question des écoutes a certainement eu un impact dans le sens où elles ont légitimement inquiété les Français, et provoqué un sursaut, car elles ont révélé un acharnement politique palpable, une volonté de nuire à un homme, allant par la même, à l’encontre de nos principes démocratiques ; et en ce sens l’intervention du Président Sarkozy a été déterminante.

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