Le Parlement européen refuse de laisser tomber l’Écosse

« Nous ne laisserons pas tomber l’Écosse», assure Rebecca Harms, qui a rencontré Nicola Sturgeon, la vice-Première ministre écossaise.

Rebecca Harms est une eurodéputée allemande, coprésidente du groupe des Verts/ALE au Parlement européen. Elle a accepté de répondre aux questions d’EURACTIV avant sa rencontre avec Nicola Sturgeon, vice-Première ministre écossaise.

Nicola Sturgeon est à Bruxelles pour demander des garanties sur la place de l’Écosse dans l’UE malgré le Brexit. Qu’allez-vous lui dire ?

Les discussions ne font que commencer. C’est une situation inédite. Je pense qu’elle a pris la bonne décision, étant donné que la majorité des citoyens écossais ont exprimé le souhait de rester dans l’UE. Elle nous rend donc visite pour tenter de combler l’écart entre l’île et Bruxelles. Nous ne laisserons pas tomber l’Écosse, mais nous devons discuter de ce qui est nécessaire, de ce qui est possible et des procédures légales auxquelles elle pense. N’oublions pas qu’à Westminster et à Downing Street, aucune décision [de continuer la procédure du Brexit] n’a été prise après le référendum.

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Quand vous assurez que vous ne laisserez pas tomber l’Écosse, cela veut-il dire que tous les groupes pro-européens du Parlement, dont les Verts, uniront leurs efforts pour trouver une solution afin que l’Écosse reste dans l’UE ?

Hier, mon collègue Alyn Smith [SNP, parti national écossais], a pris la parole au Parlement et déclaré « nous n’avons pas abandonné l’UE, nous nous sommes battus pour vous, à présent je vous demande de ne pas laisser tomber l’Écosse ». Les eurodéputés lui ont fait une standing ovation, ce que j’ai rarement vu dans ce Parlement. La majorité du Parlement européen est déterminée à défendre les intérêts de l’UE. Nous ne pouvons toutefois rien faire tant que les responsables n’ont pas pris de décision à Londres. On ne peut pas décider pour l’Écosse avant de savoir quelles seront les procédures entre Bruxelles et le Royaume-Uni. De toute façon, le fait qu’ils viennent à Bruxelles pour défendre leurs intérêts est une bonne chose.

Encourageriez-vous l’Écosse à prendre son indépendance ?

Il n’y a rien à encourager. Personne n’a besoin de les encourager. 70 % du peuple écossais a participé au référendum, et la grande majorité a voté pour l’UE.

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