La Grèce appelle au retrait des forces étrangères en Libye

Nikos Dendias en Libye [Compte twitter de Nikos Dendias]

Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, a appelé au retrait des forces étrangères en Libye, où il effectuait une visite lundi (12 avril) pour la réouverture du consulat grec à Benghazi, dans l’est du pays.

Les membres de l’UE ont rapidement stimulé les relations avec la Libye dès l’entrée en fonction du nouveau gouvernement le mois dernier, cherchant à mettre un terme à plusieurs décennies de chaos.

 La Libye, riche en pétrole, est le théâtre de conflits depuis le renversement de son dictateur Mouammar Kadhafi au cours du printemps arabe de 2011.

Récemment, le Premier ministre désigné Abdul Hamid Dbeibah, mandaté pour mener le pays jusqu’aux élections de décembre, a appelé au départ des 20 000 mercenaires et combattants étrangers toujours présents en Libye.

En janvier, les États-Unis d’Amérique ont exhorté la Russie, la Turquie et les Émirats arabes unis à cesser leurs interventions militaires sur le territoire dans les plus brefs délais. Pourtant, le délai fixé par les Nations unies pour ce faire s’est écoulé sans que les parties concernées ne montrent quelconque signe de retrait.

« L’appui à la souveraineté libyenne et le départ des forces étrangères le plus tôt possible » sont les éléments clés pour résorber la crise en Libye, a fait savoir Nikos Dendias dans un communiqué conjoint avec le vice-premier ministre libyen Hussein Attiya al-Gotrani.

« Il faut permettre au peuple libyen de décider seul de son destin », a ajouté le ministre grec, précisant que le consulat de son pays à Benghazi devrait rouvrir en fin de journée.

La semaine dernière, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s’était rendu à Tripoli où il avait annoncé la réouverture de l’ambassade, fermée depuis l’été 2014.

La France et Malte ont également rouvert leur ambassade à Tripoli, et de plus en plus de représentants européens se rendent en Libye.

Durant la crise en Libye, Athènes a apporté son soutien au maréchal Khalifa Haftar, « l’homme fort de l’est libyen », tandis que le gouvernement d’accord national (GAN) avait signé un accord maritime contesté avec la Turquie en 2019.

Athènes s’oppose fermement à la conclusion de tout accord avec Ankara, qui effectue des missions d’exploration gazière en Méditerranée orientale et s’attire ainsi les foudres de la Grèce et Chypre.

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M. Saied est en pleine lutte de pouvoir avec le Parlement, dominé par le parti d’inspiration islamiste Ennahdha, alors que le pays fait face à une profonde crise sociale et à une vague de départs clandestins vers l’Europe sans précédent depuis dix ans.

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