Jérôme Lavrilleux sauve sa place au sein du groupe PPE

L'eurodéputé Jérôme Lavrilleux au Parlement européen - © Parlement européen

L'eurodéputé Jérôme Lavrilleux au Parlement européen - © Parlement européen

L’eurodéputé continuera de siéger avec les députés de l’UMP au Parlement européen, en tant que membre individuel, malgré son exclusion du parti politique. Un compromis qui lui permet de conserver sa place au sein du PPE.  

C’est une histoire qui finit plutôt bien pour Jérôme Lavrilleux. Malgré ses mésaventures au niveau national et son exclusion de l’UMP au début du mois de novembre, l’ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé est parvenu à sauver sa place au sein du groupe politique PPE au Parlement européen.

Après 4 mois de procédure, l’ancien directeur adjoint de la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy avait été officiellement exclu mardi 4 novembre du parti d’opposition dans le sillage de l’affaire Bygmalion, un système présumé de fausses factures durant la campagne de Nicolas Sarkozy

>> Lire : Un eurodéputé de l’UMP dans la tourmente suite à l’affaire Bygmalion

Une situation qui devait entrainer de fait son exclusion de la délégation française du PPE au Parlement européen, selon son président, l’eurodéputé Alain Lamassoure. « Quelqu’un qui n’est plus membre de l’UMP ne peut plus être un  membre du PPE » avait tranché Alain Lamassoure. Un cas de figure qui aurait obligé Jérôme Lavrilleux à trouver un autre groupe parlementaire ou à siéger en tant que non-inscrit

Pirouette

Mais la procédure d’exclusion n’a finalement pas eu lieu. « La délégation française du Groupe PPE s’est réunie le 13 novembre à Bruxelles. Elle a pris acte de la démission de Jérôme Lavrilleux de l’UMP et de la décision prise par le bureau politique de l’UMP à son sujet le 4 novembre dernier » souligne un communiqué.

Résultat, la délégation « compte désormais 19 députés UMP et un membre individuel au sens de l’article 3, paragraphe 2, du règlement du Groupe PPE » souligne le texte.

Cet article précise que « d’autres membres du Parlement européen peuvent également acquérir la qualité de membres du groupe PPE s’ils souscrivent [à son] programme politique ».

La pirouette permet aux eurodéputés de prendre en compte à la fois l’exclusion de l’UMP sans pour autant se priver d’un membre. Mais aussi d’apaiser les désaccords qu’avaient provoqués le « cas Lavrilleux » au sein même de la délégation.  

Désaccords

« La décision d’exclure Jérôme Lavrilleux de la délégation ne faisait pas consensus parmi les eurodéputés » reconnait une source proche du PPE. Face à l’opposition de certains élus, le président de la délégation, Alain Lamassoure « a préféré jouer la carte de l’apaisement », rapporte cette même source. Et laisser Jérôme Lavrilleux siéger comme membre indépendant.

>>Lire : Le cas Lavrilleux risque de faire perdre un membre au PPE

La décision de la délégation française assure par la même occasion à l’eurodéputé son maintien au sein du PPE, principale famille politique au Parlement européen. Un maintien pour lequel l’eurodéputé s’est battu bec et ongle depuis le début de la procédure d’exclusion à l’UMP.

« Il a toujours été convenu que le PPE suivrait la décision de la délégation française », explique la source parlementaire. 

En France, les élections européennes du 25 mai 2014 ont fait du Front national le premier groupe parlementaire avec 25 % des voix et 24 députés, devant l'UMP et le PS.

Jean-François Copé, qui a assuré une bonne partie de la campagne de l'UMP pour les élections européennes a été mise en cause dans une affaire de factures douteuses réglées par le parti qu'il a dirigé depuis 2012 à la société Bygmalion. Cette affaire a obligé le président de l'UMP à démissionner, plongeant le parti de droite dans une profonde crise existentielle.  

Jérôme Lavrilleux, son ancien directeur de cabinet, est à  l'origine des révélations sur ce système présumé de fausses factures. 

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