Jyrki Katainen vise le poste de Barroso

Jyrki Katainen. Finlande, 2014. [PPE/Flickr]

Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, a annoncé son intention de siéger au Parlement. Cette décision ouvre la voie au premier ministre finlandais pour le poste de commissaire.

Olli Rehn, le commissaire en charge des affaires économiques et monétaires, a décidé de prendre son siège d’eurodéputé, selon les informations d’EURACTIV.

Par conséquent, le président de la Commission, José Manuel Barroso, devra inviter le gouvernement finlandais à envoyer un autre représentant finlandais au collège des commissaires.

Lors du sommet du 27 mai, le premier ministre finlandais, Jyrki Katainen, membre du Parti de la Coalition nationale (affilié au PPE) a déclaré qu’il se préparait à déménager à Bruxelles début juillet s’il était choisi pour succéder à Olli Rehn.

« Je suis prêt à commencer le 1er juillet, le cas échéant », a expliqué Jyrki Katainen à la presse finlandaise le 27 mai à Bruxelles.

Le premier ministre finlandais ne cache pas son intérêt pour une haute fonction européenne, en particulier pour la présidence de la Commission. En avril dernier, il avait déclaré qu’il démissionnerait de son poste, après trois ans en fonction, et qu’il était disponible pour endosser des responsabilités sur la scène européenne ou internationale.

Étant donné que certains chefs d’État et de gouvernement s’opposent à la nomination de Jean-Claude Juncker, tête de liste du PPE, il n’est pas à exclure qu’une autre personnalité politique dont le parti est affilié au PPE puisse obtenir la présidence de la Commission.

Toutefois, Jyrki Katainen est loin d’être le seul candidat à briguer la présidence de la Commission. Dans les cercles du Parlement européen, le nom de Valdis Dombrovskis, le premier ministre letton, circule également.

« Il est temps d’avoir de nouveaux visages », a expliqué une source du PPE à EURACTIV. Un aveu confirmant que Jean-Claude Juncker n’est plus vraiment considéré comme une option envisageable.

Les élections européennes ont eu lieu dans tous les États membres en mai 2014.Le traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, prévoit que le Parlement européen élira le président de la Commission sur la base d'une proposition du Conseil qui tiendra compte des élections européennes (Article 17, alinéa 7 du TUE).Cette disposition s'applique pour la première fois dans le cadre des élections de 2014.

Le Parlement européen et de nombreux spécialistes ont incité les partis à désigner leur tête de liste pour les campagnes électorales. Les élections européennes sont de facto une course à la présidence de la Commission.

D'autres responsables politiques estiment toutefois que désigner son propre candidat ne serait pas la solution idéale. Les attentes pourraient bien être déçues. M. Van Rompuy a d'ailleurs appelé à plusieurs reprises à la prudence : le Conseil européen pourrait choisir un autre candidat que la tête de liste du parti vainqueur.

Les chefs d'État et de gouvernement européens ont donné un mandat au président du Conseil, Herman Van Rompuy, en vue de trouver un nouveau président de la Commission. Tous les scénarios sont encore envisageables.

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.