200 professeurs des écoles européens ainsi que 400 directeurs d’écoles dans les Etats membres seront envoyés en Chine au cours des quatre prochaines années afin de les aider à améliorer leurs compétences linguistiques et leur connaissance de la culture chinoise.
Le projet intitulé « EU Window » a été lancé officiellement hier, 2 juin, par le commissaire européen pour le multilinguisme Leonard Orban et le vice-ministre chinois de l’Education Zhang Xinsheng.
La première phase du projet sponsorisé par la Chine (2009-2010) comprendra une formation en Chine, qui aura lieu cet été, et qui est destinée à 50 professeurs enseignant le chinois dans les Etats membres et une visite d’étude d’une durée de dix jours dans ce pays pour 100 directeurs d’écoles européens ainsi que les membres du personnel dans l’éducation.
Le programme se déroule dans le cadre d’un dialogue structurel plus vaste que l’Union européenne et la Chine conçoivent actuellement dans le domaine de l’éducation et de la culture. Une première réunion technique entre les représentants de la Commission et le ministère chinois de l’Education, qui a s’est tenu en janvier dernier à Bruxelles, a identifié trois thèmes prioritaires en matière de collaboration : l’enseignement linguistique, des doctorats communs et l’éducation par le sport.
Le commissaire européen Leonard Orban a complimenté le gouvernement chinois concernant l’initiative « EU Window », en déclarant qu’elle constituait une avancée importante en encourageant à la fois l’apprentissage linguistique et la connaissance interculturelle. Les avantages de ces programmes d’échanges sont nombreux : ils permettent d’élever les critères éducatifs et de renforcer les liens culturels et commerciaux.
L’UE représente déjà le partenaire commercial numéro un de la Chine mais jusqu’à présent le rapport a été à sens unique, le déficit commercial bilatéral de l’UE augmentant chaque jour et atteignant une valeur actuelle d’environ 160 milliards d’euros. L’idée repose sur le fait que de meilleures compétences linguistiques et une meilleure connaissance de la culture chinoise aideront les entreprises à s’ouvrir de nouvelles voies afin d’accéder au marché chinois en rapide expansion.
Selon le vice-ministre chinois de l’Education Zhang Xingsheng, les langues sont le principal véhicule en matière de communication et de connaissance. Alors que 600 professionnels européens de l’éducation visiteront la Chine au cours des quatre prochaines années, des centaines d’étudiants chinois tirent profit des programmes de mobilité comme Erasmus Mundus, apprennent les langues européennes et peuvent connaître les pays européens et leurs cultures.
M. Zhang a salué les politiques linguistiques de l’UE et sa quête en faveur de l’harmonie au sein de la diversité : un objectif qui pourrait être confucéen, a-t-il déclaré. Il a conclu que la Chine et l’UE ont une vision philosophique commune et grâce à ce projet ils commencent à agir ensemble.
De nos jours, la langue chinoise, le mandarin, est la première langue au monde et elle est parlée par les personnes de langue maternelle (près de 900 millions). Il s’agit de la langue officielle de la République de Chine, Taiwan et Singapour ainsi qu’au sein des organisations internationales comme les Nations Unies. L’importance qu’elle occupe dans le monde de l’entreprise, de la politique et de l’enseignement augmente aussi rapidement que l’économie chinoise en pleine expansion.

