La Belgique hésite entre deux candidats commissaires

Marianne Thyssen et Didier Reynders

Marianne Thyssen et Didier Reynders [EPA / Julien Warnand]

Les négociations en cours pour formation d’un gouvernement fédéral en Belgique ralentissent la nomination du candidat du pays au poste de commissaire, alors que la date butoir approche à grands pas. Deux noms restent en lice.

Le temps presse pour les trois Etats membres qui n’ont pas encore annoncé le nom de leur candidat à la Commission européenne. La Belgique, Chypre et le Danemark  n’ont plus que quelques jours avant que les chefs d’État européens se réunissent lors du sommet extraordinaire du 30 août afin de répartir les postes au sein du collège des commissaires.

En Belgique, la décision reste tributaire des négociations pour former un gouvernement fédéral, qui sont toujours en cours. À la suite de la démission du gouvernement d’Yves Leterme en 2010, la Belgique a dû attendre un temps record – 541 jours –  avant d’avoir un nouveau gouvernement.

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Pour l’heure, la Belgique est en bonne voie pour constituer un gouvernement de coalition de centre-droit. Les quatre partis autour de la table des négociations sont le parti démocrate-chrétien (CD&V, affilié au PPE), le parti nationaliste flamand (N-VA, affilié à la CRE) et les partis libéraux francophone (MR) et néerlandophone (Open VLD), tous deux affiliés à l’ADLE. Les socialistes et les verts des deux parties linguistiques seront absents de ce futur gouvernement. Le parti démocrate francophone (CDH) a pour sa part refusé de participer aux négociations.

Selon la presse belge, les candidats les plus probables pour le poste de commissaire sont le ministre sortant des Affaires étrangères, Didier Reynders du MR et l’eurodéputée néerlandophone, Marianne Thyssen du CD&V.

L’actuel commissaire belge, Karel de Gucht (Open VLD) est néerlandophone, ce qui signifie que son successeur devrait provenir de la partie francophone du pays, même si la règle n’est pas gravée dans le marbre. La communauté néerlandophone belge a été assez bien représentée jusqu’à présent au niveau européen. Herman Van Rompuy, membre du CD&V, occupe la présidence du Conseil européen. Ces éléments pourraient jouer en faveur du responsable politique francophone Didier Reynders.

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La prochaine Commission risque cependant de ne pas compter suffisamment de femmes, ce qui constitue un atout pour la candidature de Marianne Thyssen. Un choix qui ferait cependant passer le nombre de représentants du PPE au sein de la Commission à 15 sur un total de 28 commissaires, soit plus de la moitié.

Le 25 mai 2014 était une date cruciale pour la politique en Belgique. Les Belges ont élu leurs représentants politiques pour les européennes, les fédérales et les régionales.

Comme les sondages le prédisaient, la N-VA, le parti séparatiste flamand, est le grand vainqueur de ces élections. En Flandre, le parti de Bart De Wever dépasse la barre des 30 %. Il a entre autres pu profiter de la chute du Vlaams Belang, le parti d’extrême droite anti-UE. Les partis du gouvernement Di Rupo (socialistes, libéraux et démocrates-chrétiens) se sont quant à eux stabilisés. Les verts francophones ont perdu la moitié de leur électorat. Deux représentants de la gauche radicale ont quant à eux fait leur entrée au Parlement belge.

Au niveau fédéral, Bart De Wever a mené en vain sa mission d’informateur après un mois. C’est maintenant au tour du libéral Charles Michel et du démocrate-chrétien Kris Peter de former un  pour ensuite former un gouvernement. Les quatre partis autour de la table des négociations sont : le parti démocrate-chrétien (CD&V, affilié au PPE), le parti nationaliste flamand (N-VA, affilié à la CRE) et les partis libéraux francophone (MR) et néerlandophone (Open VLD), tous deux affiliés à l'ADLE. Les socialistes et les verts des deux parties linguistiques seront absents de ce futur gouvernement. Le parti démocrate francophone (CDH) a pour sa part refusé de participer aux négociations.

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