La COP26 ou le « dernier espoir » pour limiter le réchauffement climatique

Le discours prononcé vendredi (15 mai) par M. Sharma devrait être particulièrement axé sur la dépendance au charbon, une «  vieille technologie  » dont il juge que l’époque est désormais « révolue ». [EPA-EFE/NEIL HALL]

Le sommet sur le climat, qui se tiendra à Glasgow en novembre, constitue selon le président de l’événement le «  dernier espoir  » de maintenir l’augmentation des températures en dessous de 1,5 °C, seuil au-delà duquel les scientifiques estiment que le changement climatique deviendra incontrôlable. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Le sommet sur le climat COP26, qui doit se dérouler physiquement à Glasgow en novembre, constitue le «  dernier espoir  » pour empêcher une hausse incontrôlée des températures, affirmera ce vendredi (14 mai) dans un important discours le président de cet événement, Alok Sharma.

«  J’ai confiance dans le fait que les dirigeants mondiaux seront à la hauteur de l’événement et qu’ils ne manqueront pas leur rendez-vous avec le destin  », devrait déclarer M. Sharma, selon des extraits de son discours communiqués aux médias.

Le «  dernier espoir  »

Ce sommet – qui réunira des dirigeants issus de 196 pays, ainsi que des entreprises et des experts – constitue selon le député britannique le «  dernier espoir  » de maintenir l’augmentation des températures en dessous de 1,5 °C, le seuil au-delà duquel les scientifiques estiment que le changement climatique deviendra incontrôlable.

Selon les Nations unies, les émissions devraient diminuer de près de 8 % par an pour ne pas dépasser l’augmentation globale de 1,5 °C prévu dans l’accord de Paris, ce qui équivaudrait à économiser chaque année jusqu’en 2030 la même quantité d’émissions que pendant la pandémie.

« Alok Sharma a tout à fait raison  » de vouloir «  maintenir l’objectif de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré  », a commenté Kate Blagojevic, la responsable du climat chez Greenpeace.

«  Cet objectif doit être gravé dans l’esprit de tous les dirigeants du monde et sous-tendre toutes les décisions qu’ils prennent  », a-t-elle ajouté, «  mais pour qu’il devienne réalité, chaque pays doit intensifier son action dès maintenant, à commencer par le Royaume-Uni  ».

Sommet en présentiel  ?

Le discours prononcé vendredi (15 mai) par M. Sharma devrait être particulièrement axé sur la dépendance au charbon, une «  vieille technologie  » dont il juge que l’époque est désormais « révolue ».

Initialement prévu pour novembre 2020, le sommet sur le climat COP26 a été repoussé en raison de la pandémie.

Alors que plusieurs pays craignent que leurs représentants ne puissent pas assister en personne aux discussions en raison de la situation sanitaire et malgré des appels à organiser l’événement en ligne, le Royaume-Uni a affirmé qu’il aurait lieu physiquement.

Les extraits du discours d’Alok Sharma laissent entendre que le gouvernement britannique s’en tient pour l’instant à ce plan, puisqu’il affirme que «  dans six mois, lorsque (les participants) plieront bagage et rentreront chez eux, nous pourrons dire qu’à ce moment critique, chacun d’entre nous a pris ses responsabilités.  »

John Kerry à Rome : la crise climatique nécessite une "approche multiple"

« Il n’y a pas une seule chose qui puisse résoudre la crise climatique », a déclaré l’envoyé spécial des États-Unis pour le climat, John Kerry, qui a rencontré jeudi (13 mai) à Rome les ministres italiens des Affaires étrangères et de l’écologie, ainsi que les PDG des principales entreprises énergétiques du pays.

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