Brexit : les travaillistes largement favorables à un nouveau référendum

Jeremy Corbyn [Shutterstock]

Environ trois membres du parti travailliste sur quatre veulent que leur chef de file, Jeremy Corbyn, réclame un second référendum sur le Brexit, révèle une enquête.

L’étude, menée par le Professeur Tim Bale de l’Université Queen Mary de Londres, révèle que si un nouveau référendum était organisé, 88 % des membres du parti travailliste britannique (Labour) voudraient rester dans l’UE. Et seulement 18 % s’opposent à ce que le parti réclame un second référendum.

L’enquête, conduite auprès des 1 034 membres du parti, montre que 72 % des travaillistes souhaiteraient un autre référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Un pourcentage qui contraste avec la récente déclaration de Jeremy Corbyn, qui a affirmé que son gouvernement poursuivrait sur la voie du Brexit, mais avec un meilleur accord avec Bruxelles que celui négocié par la Première ministre Theresa May.

Selon Tim Bale, cité par le Guardian, les résultats ont « accru la pression sur le dirigeant du parti travailliste pour prendre position. »

« Si Jeremy Corbyn pense véritablement, comme il l’a souvent répété, que la politique du parti travailliste doit refléter les souhaits de ses membres plutôt que ceux de ses dirigeants, alors il a une drôle manière de le montrer – du moins pour ce qui est du Brexit », constate le professeur.

Corbyn appelé à soutenir un second vote sur le Brexit

Lord Andrew Adonis, ancien ministre britannique travailliste, souhaite que Jeremy Corbyn réclame un second référendum, afin que le public ait son mot à dire sur l’accord final du Brexit.

Suite à la publication de l’enquête menée auprès du parti, Jeremy Corbyn a appelé Theresa May à renégocier avec Bruxelles.

« Nous voterons contre un Brexit sans accord, et contre l’accord de Theresa May ; ce qu’elle doit faire désormais, c’est retourner à Bruxelles, dire que cet accord n’est pas acceptable pour le Royaume-Uni et renégocier une union douanière avec l’UE pour garantir le commerce », a déclaré le chef de file du Labour.

Londres toujours dans le brouillard à trois mois du Brexit

En 2018, les négociations sur le Brexit ont été interminables et l’année s’est terminée sans lueur d’espoir. Pourtant, l’horloge tourne et l’étau se resserre avant la date fatidique du 29 mars 2019.

Les résultats de l’enquête font également écho aux appels d’Udo Bullmann, responsable des Sociaux démocrates (S&D) au Parlement européen, qui a déclaré fin octobre 2018 que les électeurs britanniques méritaient d’avoir le dernier mot sur l’accord du Brexit.

Dans le même temps, le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a affirmé que Theresa May trouverait un moyen de faire adopter son accord au parlement britannique.

Quant à la perspective d’un second référendum, Jeremy Hunt a déclaré qu’un tel scrutin nuirait à la démocratie et que les conséquences sociales d’un maintien dans l’UE seraient « dévastatrices ».

 

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