Les gouvernements des Etats membres recentrent actuellement la politique de cohésion de l’UE afin de stimuler la qualification, l’éducation et l’aptitude à l’emploi des travailleurs, comme l’a déclaré la Commission lors de la conclusion des négociations sur les fonds alloués pour la période 2007-2013.
Dans une communication publiée lors de la clôture des négociations, la Commission a conclu que les discussions avec les Etats membres, les régions, les partenaires et les acteurs locaux montraient que la politique avait agi comme un catalyseur en faveur du changement. Elle a ajouté que la valeur ajoutée du processus de négociation va bien au delà des ressources financières.
En s’adressant aux journalistes à Bruxelles hier 14 mai, la commissaire à la Politique régionale, Danuta Hübner, a déclaré que les pays de l’UE avait adopté une approche totalement différente de la politique de cohésion en considérant les objectifs en terme de compétitivité et de cohésion avec la même importance. Cette déclaration faisait écho à des déclarations précédentes de M. Hübner au Parlement en février dernier, où elle appelait à la réorientation de la politique de cohésion pour que celle-ci soit conforme à la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi.
Mme Hübner a déclaré que 65% des fonds de cohésion étaient désormais utilisés pour promouvoir directement les objectifs de Lisbonne. Dans les régions plus développées où les besoins de base comme les infrastructure de transport sont couverts, jusqu’à 82% des fonds sont attribués aux objectifs de Lisbonne, a-t-elle déclaré. La politique de cohésion contribue directement à l’objectif de Lisbonne consistant à dépenser 3% du PIB de l’UE dans la recherche et développement d’ici 2010 en allouant directement 86 milliards d’euros à ce type d’activités, a-t-elle ajouté.
Environ autant, à savoir 76 milliards d’euros, est attribué au Fonds social européen (FSE), visant à créer des emplois et à aider la main d’œuvre et les entreprises européennes à mieux faire face aux nouveaux défis – également dans le cadre des objectifs de Lisbonne.
La communication stipule également qu’en conséquence du processus de négociation, la qualité des programmes a été substantiellement améliorée et leur contenu devient plus étroitement lié aux principales priorités communautaires.
Le document affirme également que la période de négociations extensive a fourni une plateforme pour concevoir des stratégies régionales et sectorielles efficaces afin de stimuler la croissance, créer plus d’emplois et aussi plus intéressants, d’améliorer les mécanismes financiers et de distribution en permettant des effets à long terme et une utilisation plus efficace des fonds publics.

