Les non-inscrits, troisième force politique du Parlement européen

[European Parliament/Flickr]

Le Parlement votera bien le 22 octobre sur la future Commission [European Parliament/Flickr]

La dissolution du groupe eurosceptique Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD) mené par le britannique Nigel Farage a redistribué les cartes au sein du Parlement européen. Les non-inscrits représentent maintenant la « troisième force ». 

Le groupe parlementaire eurosceptique de Nigel Farage, Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD) a été dissout jeudi 16 octobre après le départ surprise de l’eurodéputée lettone Iveta Grigule.

En perdant Iveta Grigule, EFDD est passé sous la barre des 7 nationalités requises pour pouvoir constituer un groupe politique au Parlement européen. Une situation qui a menée à la dissolution de fait de l’équipe de Nigel Farage.

>>Lire : Le groupe de Nigel Farage de nouveau écarté des postes clés au Parlement européen

Résultat, le nombre de non-inscrits au Parlement a atteint le chiffre record de 100 eurodéputés, soit 13,3% des 751 membres du Parlement européen. Cela place les non-inscrit en troisième position après, le Parti Poulaire Européen (221 membre) et les Socialistes & Démocrate (191 membres)

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Le nombre de non-inscrits a donc doublé depuis le début de la mandature, où il n’étaient que 52.  
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Depuis 1979, jamais le Parlement européen n’avait compté autant de non-inscrits dans son hémicycle. Jusqu’à la dissolution du groupe EFDD, le nombre de non-inscrits n’avaient jamais dépassé 52.

  • 1979-1984 : 10 non-inscrits
  • 1984-1989 : entre 12 et 14 non-inscrits
  • 1989-1994 : 27 non-inscrits
  • 1994-1999 : entre 27 et 38 non-inscrits
  • 1999-2004 : entre 9 et 44 non-inscrits
  • 2004-2009 : entre 29  et 31 non-inscrits
  • 2009-2014 : 52 non-inscrits

>>Lire : Le groupe de Nigel Farage fait naufrage au Parlement européen

Les eurodéputés britanniques de l’UKIP de Nigel Farage  et les Italiens du Mouvement cinq étoiles de Beppe Grillo, qui composaient l’essentiel  du groupe EFDD vont maintenant venir grossir les rangs des non-inscrits au Parlement, aux côté des 23 membres du Front national, qui avaient échoué à former son groupe politique au lendemain des élections. 

Malgré la montée des partis antieuropéens, les équilibres politiques restent stables à la suite des élections européennes entre le 22 et le 25 mai. Le centre-droit et le centre-gauche sont en bonne voie pour former une grande coalition.

Le Parti populaire européen (PPE), de centre-droit, a obtenu 221 sièges au Parlement européen. La deuxième place revient à l'Alliance des socialistes et démocrates (S&D) avec 189 sièges, (sur un total de 751).

 À titre de comparaison, le PPE et le S&D ont respectivement remporté les dernières élections européennes avec 265 et 184.Le Parlement dénombrait 766 eurodéputés en 2009 contre 751 sièges pour le prochain.

Il s'agit de la quatrième victoire consécutive du PPE depuis les élections de 1999, causant la déception parmi les socialistes qui ne sont pas parvenus à inverser la balance du pouvoir au Parlement, et ce malgré la grogne sociale qui monte face à l'austérité.

Les libéraux (ADLE) a obtenu 59 sièges, les Verts 52 et le groupe des Conservateurs et réformistes 46.

L'extrême gauche a arraché 45 sièges, contre 38 pour le Groupe Europe libertés démocratie d'extrême droite.

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