Madrid se prépare à des élections régionales très disputées

La candidate du PP et présidente régionale sortante Isabel Díaz-Ayuso de la Communauté de Madrid. [EFE/David Fernández]

Les électeurs de Madrid se préparent à voter lors d’une élection régionale très disputée mardi (4 mai), plusieurs sondages prévoyant une nette victoire du Parti populaire (PP) de centre-droit espagnol, rapporte EFE, partenaire d’EURACTIV.

Néanmoins, même si le parti devait sortir victorieux, la candidate du PP et présidente régionale sortante Isabel Díaz-Ayuso aurait besoin du soutien du parti d’extrême droite VOX pour rester en poste, selon les sondages actuels.

Le PP et VOX devraient obtenir ensemble 71 des 132 sièges de la chambre régionale, un bloc solide pour gouverner seul, selon un sondage réalisé par DYM pour le quotidien 20 Minutos.

Des doutes subsistent quant à savoir si la candidate de VOX, Rocío Monasterio, ferait partie du nouvel exécutif régional, ou si elle n’apporterait que le soutien de son parti au PP.

Le même sondage montre que toute coalition potentielle des forces de gauche composée du parti socialiste PSOE, du parti de gauche Unidas Podemos et de Más Madrid n’obtiendrait que 65 sièges, ce qui ne serait pas suffisant pour gouverner.

La gauche n’a pas gouverné dans la région de Madrid depuis 1995. Le socialiste Joaquín Leguina a été le premier, et jusqu’à présent le seul homme politique de gauche à occuper ce poste entre 1983 et 1995.

Selon un nouveau sondage réalisé pour la chaîne de télévision privée La Sexta, M. Díaz-Ayuso n’aurait besoin que de six sièges pour obtenir la majorité absolue au parlement régional de Madrid.

Le « sorpasso » de Más Madrid ?

Tous les sondages publiés la semaine dernière prévoient que le parti de centre-droit Ciudadanos pourrait même ne pas obtenir plus que le seuil de 5 % requis pour entrer au parlement régional de Madrid.

De plus, un nouveau sondage publié pour la radio et télévision publique espagnole RTVE prévoyait une augmentation considérable du soutien à la candidate de Más Madrid, Mónica García, au détriment du candidat du PSOE, Ángel Gabilondo. Toutefois, cela ne suffirait pas à assurer la victoire de la gauche.

La campagne de M. Díaz-Ayuso a défendu ses valeurs de libéralisme économique et de faibles impôts et a mis en avant sa gestion de la pandémie COVID-19.

Cependant, le bloc de gauche de l’opposition a attaqué le gouvernement régional pour ses faux pas face à la pandémie, soulignant le manque de soutien suffisant pour les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie durement touchés. Le bloc de gauche a également défendu le rôle clé des services publics dans l’atténuation de la crise.

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