La jeunesse devrait être à l’ordre du jour du sommet social de l’UE à Porto

« J’aimerais que le Conseil de l’UE puisse trouver une position commune... dès que possible. Cela serait une bonne chose qu’il parvienne à le faire durant la présidence tournante portugaise », a déclaré M. Schmit lors d’un entretien avec Lusa à Bruxelles. EPA-EFE/JOHANNA GERON / POOL [EPA-EFE/JOHANNA GERON]

La Commission européenne souhaite mettre en avant une « dimension sociale solide » lors du sommet de l’UE organisé en mai 2021 à Porto, dans le cadre de la présidence tournante portugaise, tout en focalisant l’attention sur les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes en raison de la pandémie.

« Nous préparons désormais le sommet social à Porto. Il s’agit d’un évènement clé non seulement en ce qui concerne notre plan d’action et le socle européen des droits fondamentaux, mais également en ce qui concerne la nécessité de renforcer la dimension sociale », a indiqué le commissaire à l’emploi et aux droits sociaux Nicolas Schmit lors d’un entretien à Bruxelles avec Lusa.pt.

Faisant allusion aux priorités du Portugal, celui-ci a souligné que « nous ne pouvons pas amorcer une transition écologique ou mettre en exergue la numérisation de l’économie, sans renforcer la dimension sociale : créer des emplois , des emplois de qualité où les travailleurs maintiennent leurs droits et leur niveau de protection sociale ».

D’après la présidente du CESE, la crise actuelle creuse le fossé entre la vie étudiante et la vie active

L’UE doit relancer son économie pour soutenir les jeunes dans leur épanouissement et combler l’écart entre la vie étudiante et la vie active, a déclaré la présidente du Comité économique et social européen, Christa Schweng, dans un entretien avec Euractiv.

M. Schmit a déclaré que le sommet social de Porto représentait « l’occasion de renouveler de façon concrète les engagements pris précédemment ».

Pour autant, « nous devons accorder de l’attention à la situation des jeunes confrontés à la crise sanitaire, non seulement les jeunes professionnels à la recherche d’un emploi, mais aussi les étudiants. Tous ceux qui rencontrent des difficultés à l’heure actuelle », a-t-il appuyé.

« Ceux-ci doivent figurer dans notre agenda. Il convient de redoubler d’efforts à ce sujet, car si nous ne trouvons pas les bonnes solutions, cette jeune génération ne parviendra pas à se relever de cette période difficile ».

D’après les statistiques communautaires, les jeunes figurent parmi les plus touchés par la pandémie de Covid-19. Ils travaillent souvent sous contrats temporaires et précaires dans les secteurs touristique, commercial ou hôtelier.

La présidence portugaise entend donner la priorité à l’agenda social et à la concrétisation d’un plan d’action concernant le socle européen des droits fondamentaux, un texte non contraignant retraçant 20 principes ayant pour objectif de conférer aux citoyens des droits nouveaux et plus efficaces. Approuvé à Göteborg (Suède) en novembre 2017, il devrait voir le jour en mai.

Le socle vise à contribuer au bon fonctionnement et à l’équité des marchés du travail, structurés en trois chapitres : l’égalité des chances et l’accès au marché du travail, l’équité des conditions de travail, la protection et l’intégration sociales.

La Commission européenne prépare actuellement sa proposition du plan d’action. Celle-ci devrait être présentée ces prochaines semaines tandis que la présidence portugaise espère conclure un accord avec les 27 lors du sommet social à Porto en mai.

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Si le SARS-CoV-2 fait trembler tous les secteurs économiques, il touche surtout les jeunes débarquant sur le marché de l’emploi. Selon Nicolas Schmit, l’UE doit redoubler d’efforts pour surmonter ces défis et éviter l’apparition d’une nouvelle « génération perdue ».

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