Premier scrutin consensuel au Parlement européen

L'élue socialiste Sylvie Guillaume a été réélue vice-présidente du Parlement européen

La mi-mandat au Parlement européen entraîne une nouvelle répartition des rôles pour les vice-présidents, questeurs et présidents de commissions thématiques.

Premier test pour le futur fonctionnement du Parlement européen, l’élection de 14 vice-présidents et des 5 questeurs s’est déroulé sans encombre, mercredi 18 janvier, lors d’une session nettement plus apaisée que la veille. Il avait en effet fallu pas moins de quatre tours de scrutin pour élire le président de la chambre, Antonio Tajani.

Dix vice-présidents ont été élus dès le premier tour, obtenant la majorité absolue des voix, soit plus de 310 voix, dont la Française Sylvie Guillaume. Quatre autres ont du attendre le second tour, mais les arbitrages ont néanmoins fait l’objet d’un certain consensus.

Nombre d’entre eux étaient déjà présents dans la première partie de la mandature. L’idée évoquée lors des réunions de groupe de gauche de « voter politiquement » plutôt qu’en fonction des compétences de chacun n’a donc pas eu grand succès.

Juncker et Tajani tentent d’éviter toute confrontation

Présent au Parlement européen, le président de la Commission européenne a tenté d’arrondir les angles sur cette nouvelle « opposition » que souhaitent certains à la gauche de l’hémicycle.

« Le groupe PPE ne doit pas être un groupe conservateur, mais un groupe démocrate chrétien » a assuré le président Jean-Claude Juncker, tout en appelant les socialistes à collaborer. « Je veux avoir avec les forces pro européennes du Parlement une forme de coopération qui aide l’Europe à avancer » a-t-il insisté, alors que les forces de gauche songent au contraire à se constituer en force d’opposition.

Antonio Tajani, qui avait déjà promis la veille d’adopter une position très fonctionnelle de son poste en oubliant tout agenda politique a confirmé mercredi qu’il se voyait surtout en fonctionnaire de l’institution, plus qu’en politique.

« Je suis président du Parlement européen. Ma position est très différente de la position que j’avais dans le groupe PPE » a-t-il assuré à propos de l’évasion fiscale à Malte. Plusieurs ministres de la petite île qui occupe actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE ont été pris dans le scandale des Panama papers, ce qu’Antonio Tajani avait dénoncé il y a quelques mois.

Karima Delli à la tête de la commission transport

Les groupes politiques du Parlement européen ont également commencé à se pencher sur les présidences de commission, des rôles nettement plus importants en termes de pouvoir. Pour l’heure, les changements à prévoir concernent notamment la commission Transport, à la tête de laquelle les Verts suggèrent de mettre l’eurodéputée française Karima Delli, dont EURACTIV avait fait le portrait en 2014. Le choix des présidents de commission doivent être validés par tous les groupes politiques avant d’être définitifs.

Karima Delli, de la banlieue de Tourcoing aux lignes de front du Parlement

EURACTIV.fr publie une série de portraits de candidats aux élections européennes. Elue en 2009 durant la vague verte, Karima Delli s’est imposée comme la « Madame logement » au Parlement européen.

 

 

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