Tout savoir sur les élections législatives en Lituanie 

Les dirigeants de l'Union de la patrie-Chrétiens-démocrates (TS-LKD) : Radvilė Morkūnaitė-Mikulėnienė, Ingrida Šimonytė und Gabrielius Landsbergis.

Les élections législatives lituaniennes sont loin d’être terminées et la constitution du nouveau parlement, le Seimas, restera en suspens jusqu’au second tour du scrutin qui aura lieu dans deux semaines. Un article de notre partenaire, LRT.lt.

Les résultats dans la circonscription plurinominale (70 sièges) :

L’Union de la patrie-Chrétiens-démocrates (TS-LKD) – 24, 8 % (23 sièges)
L’Union des Paysans et Verts (LGPU) – 17,5 % (16 sièges)
Parti travailliste (DP) – 9,5 % (9 sièges)
Parti social-démocrate lituanien (LSPD) – 9,3 % (8 sièges)
Parti de la liberté (Laisves) – 9,0 % (8 sièges)
Mouvement libéral (LRLS) – 6,8 % (6 sièges)

Aperçu des élections 

Le vote de dimanche (11 octobre) donne un avantage significatif à la TS-LKD conservatrice, après deux années passées dans l’opposition. Le LGPU occupe la deuxième place, tandis que le DP crée la surprise en montant sur la troisième marche du podium. Les deux partis libéraux – Laisves et le LRLS – n’ont pas démérité, notamment grâce au poids plus lourd des électeurs urbains dans les élections, et ce, avec un taux de participation inférieur à 50 %.

Là où le mystère reste entier

Alors que plus de la moitié des sièges du parlement ont été attribués le 11 octobre après le premier tour de scrutin, 68 mandats doivent encore être alloués à la suite du deuxième vote prévu le 25 octobre (trois circonscriptions uninominales ont eu des vainqueurs au premier tour). Parmi ceux qui ont accédé au second tour, les membres de la TS-LKD sont les plus fortement représentés, les seconds tours ont historiquement été défavorables aux favoris en général et aux conservateurs en particulier. Il faut s’attendre à un écart très faible entre la TS-LKD et le LGPU – le rapport pourrait même s’inverser, comme en 2016.

Lors des dernières élections, les conservateurs figuraient aussi en tête de classement à l’issue du premier tour, avant d’essuyer une défaite deux semaines plus tard.

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Un gouvernement mené par l’Union conservatrice ?

À moins que la TS-LKD ne boive la tasse à la suite du second tour, sa tête de liste, Ingrida Šimonytė, devrait devenir la prochaine Première ministre, grâce à sa victoire écrasante au premier tour.

Les alliés naturels des conservateurs (23 sièges) en cas de coalition de centre-droite, seraient le Parti de la liberté (8 sièges) et le Mouvement libéral (6 sièges), bien qu’ils ne soient pas assez nombreux pour garantir la majorité.

Une coalition « centre-gauche », dirigée par la LGPU (16 sièges), figure également parmi les options envisagées. Étant donné qu’aucun de ses partenaires actuels n’a franchi le seuil de 5 %, celle-ci pourrait se tourner vers les travaillistes (9 sièges) ou les sociaux-démocrates (8 sièges).

Le DP pourrait être le faiseur de rois, notent les observateurs, car son programme et ses idéologies plutôt souples lui permettent de rejoindre n’importe quelle coalition.

Grande surprise

Dans la plupart des sondages d’opinion préélectoraux, le Parti de la liberté se situait au seuil de 5 % et ses principaux thèmes de campagne – les droits des LGBTQ+ et la légalisation du cannabis – ne semblaient pas plaire à « l’électeur lambda ». Remportant 9 %, le parti crée la surprise.

Douche froide

Le Parti social-démocrate lituanien (LSPD) semble être le plus grand perdant du premier tour, étant donné qu’il se situe derrière le Parti travailliste et le nouveau Parti de la liberté. Les sociaux-démocrates, qui constituent pourtant le plus gros parti du pays, avaient  espéré séduire les électeurs grâce au renouveau insufflé par leur leader Gintautas Paluckas. Cependant, les résultats sont pires qu’en 2016.

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Comment voter pendant la pandémie ?

La commission électorale centrale avait redoublé d’efforts pour garantir une élection sans danger pendant la pandémie de SARS-CoV-2. Le vote anticipé avait été prolongé pendant quatre jours et les équipes de la commission avaient été renforcées afin de gérer les flux d’électeurs et récolter les votes de ceux en quarantaine.

Néanmoins, plusieurs électeurs confinés ont signalé dimanche qu’ils n’avaient pas pu voter – un problème que la commission électorale s’est engagée à résoudre. De ce fait, le taux de participation n’a jamais été aussi bas ces dernières années.

Comment votent les expatriés ?

Les Lituaniens à l’étranger ont pu élire, pour la première fois, leur propre représentant dans une circonscription spécifiquement établie pour les expatriés. Aušrinė Armonaitė (Laisves) et Dalia Asanavičiūtė (TS-LKD) se retrouvent au second tour. Le ministre des Affaires étrangères, Linas Linkevičius est, quant à lui, resté sur le banc de touche.

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