Traduction : Prendre conscience des coûts est un ‘devoir envers les contribuables’ [FR]

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Dans un rapport du Parlement européen sur les coûts de la traduction des institutions européennes, le député européen Alexander Stubb a appelé à prendre davantage conscience des coûts, remettant en question la nécessité d’avoir tous les documents traduits dans des langues comme le finnois, le suédois ou le maltais au sein des institutions européennes.

Près de 26 millions d’euros sont gaspillés chauqe année en raison de services d’interprétation qui sont prévus à l’avance et qui ne sont finalement pas utilisés, estime le député européen Alexander Stubb, membre du Parti populaire européen (Démocrates-Chrétiens) et des Démocrates européens, et auteur du rapport adopté par les députés le 10 juillet 2007. 

En 2005, les frais de traduction du Parlement, de la Commission et du Conseil ont atteint 511 millions d’euros. Le rapport préconise des dispositifs plus efficaces pour évaluer la productivité et les coûts, déterminer les besoins, gérer les traductions, contrôler leur qualité et renforcer la coopération entre les institutions. 

Alexander Stubb explique : « Tous les documents n’ont pas besoin d’être traduits dans toutes les langues officielles. Au sein des commissions parlementaires, par exemple, il n’est pas nécessaire de traduire les documents dans les langues non utilisées par les membres de la commision en question. Des traductions supplémentaires peuvent être effectuées sur demande ». 

Le député européen considère que « prendre conscience des coûts de traduction est notre devoir envers les contribuables », et propose de remplacer les traductions des comptes-rendus sténographiques des sessions plénières du Parlement par un service en ligne permettant le visionnage des enregistrements vidéo des sessions, interprétées dans toutes les langues. Il a également ajouté : « L’utilisation d’Internet est incontournable à notre époque et peut nous aider à réaliser d’importantes économies ».  

Alexander Stubb souligne cependant dans son rapport que le multilinguisme est l’un des atouts principaux de l’Union européenne : « les services linguistiques de l’Union, traduction et interprétation incluses, ne représentent même pas un pour cent des frais totaux de l’Union Européenne. Un prix pas si élevé pour garantir la démocratie et une coopération efficace ». 

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