Amélie de Montchalin, une spécialiste de la finance aux affaires européennes

Amélie de Montchalin, députée LREM, a été nommée secrétaire d'Etat aux affaires Européennes. Photo ademontchalin.fr

Partie mener la campagne d’En Marche pour les élections européennes, Nathalie Loiseau est remplacée par une députée spécialiste du budget.

La nouvelle secrétaire d’État aux affaires européennes, Amélie de Montchalin, est la 16ième à occuper ce poste en 19 ans. Un poste rétrogradé à cette occasion : Nathalie Loiseau avait le statut de « ministre », Amélie de Montchalin n’est plus que « secrétaire d’État ». Une terminologie qui a des conséquences protocolaires surtout, mais aussi symbolique : le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est avant tout « ministre de l’Europe », et se montre plutôt jaloux de ses prérogatives.

C’est aussi la première fois qu’une ministre des Affaires européennes quitte le gouvernement pour se lancer dans la course au Parlement européen.

Nathalie Loiseau lance la campagne de LREM

La tête de liste Nathalie Loiseau et les 29 autres candidats connus de la liste Renaissance aux élections européennes ont donné le coup d’envoi de la campagne lors d’un premier meeting le 30 mars à Aubervilliers.

Comme Nathalie Loiseau, Amélie de Montchalin, a rejoint En Marche mais vient de la droite : économiste de formation, elle était proche de l’UMP avant d’être séduite par la campagne d’Emmanuel Macron, et d’être élue députée en 2017.

C’est d’ailleurs une des clés de ce choix pour le secrétariat d’État : le Premier ministre, Edouard Philippe, souhaitait une femme pour que la parité soit respectée, mais aussi de droite comme lui, à l’instar de Nathalie Loiseau.

Une sensibilité clairement marquée à droite

Amélie de Montchalin, aujourd’hui âgée de 33 ans, a travaillé sur la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2008, puis celle d’Alain Juppé en 2016.

Elle a été coordinatrice du groupe LREM à l’Assemblée nationale, et rapporteure du projet de loi de finances 2018 :  c’est surtout sur les questions financières que ses compétences ont été reconnues, même si les critiques dénoncent son côté ultra-technocratique, plus que politique, des enjeux financiers.

Sa sensibilité très rigoriste sur les questions financières devrait toutefois rassurer les partenaires européens de la France, même si le poste de secrétaire d’État aux affaires européennes n’est pas le plus exposé sur le sujet.

Issue d’une famille d’agriculteurs, elle sera aussi sensible à la question de la réforme de la PAC et de son financement. Même si ses expériences chez Axa en Amérique latine ou à l’Assemblée nationale ne lui ont pas appris grand-chose des rouages des institutions européennes, son ancien poste d’analyste politique de la Commission européenne lui permettra de ne pas débarquer totalement en terre inconnue.

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