Après Macron, Merkel attendue au Parlement européen en novembre

Le Parlement européen à Strasbourg. [European Parliament/Flickr]

Emmanuel Macron se rend au Parlement européen le 17 avril. Il sera suivi par une kyrielle de chefs d’Etat et de gouvernement durant toute l’année 2018 : Angela Merkel viendra en novembre.

Le calendrier de la venue des chefs d’État et de gouvernement aux sessions plénières du Parlement européen se précise : la conférence des présidents de l’institution a acté cette semaine un calendrier chargé.

Initiée en début d’année par la visite des Premiers ministres irlandais, croate et portugais, respectivement en janvier, février et en mars, la tournante devrait se poursuivre avec la venue d’Emmanuel Macron mardi. Suivra plus tard en avril le Premier ministre belge Charles Michel puis dans l’ordre le Premier ministre du Luxembourg Xavier Bettel en mai, celui polonais Mateusz Morawiecki en juillet et Alexis Tsipras leader du gouvernement grec en septembre. Le Premier ministre estonien Jüri Ratas, et le président roumain Klaus Iohannis s’y rendront en octobre. Enfin Angela Merkel s’exprimera devant les eurodéputés en novembre.

Des discours sur l’avenir de l’Europe

Entre Brexit et préparation des élections européennes 2019, c’est dans un contexte incertain que les chefs d’État sont invités à exposer leur vision sur l’avenir de l’Europe. Un vaste sujet mis sur le devant de la scène européenne par un livre blanc de la Commission en mars 2017 détaillant cinq scénarios possibles pour le futur de l’Union.

« S’inscrire dans la continuité », « rien d’autre que le marché unique », « ceux qui veulent plus font plus », « faire moins, mais de manière plus efficace », « faire beaucoup plus ensemble » : le champ des possibles envisagées par la Commission est vaste et laisse une marge de manœuvre à chaque dirigeant pour défendre sa vision de l’avenir européen.

Prochain sur la liste, Emmanuel Macron devrait pour sa venue du 17 avril rappeler les grandes lignes de son programme européen, tracées lors du discours de la Sorbonne en septembre 2017. Le chef de l’Etat français a plusieurs projets à défendre tels que la réforme de la zone euro, la défense européenne ou les migrations. « Son intervention intervient après les élections en Italie et en Hongrie, qui soulignent le rejet de l’Europe par certains. Le diagnostic n’a pas changé : la situation de l’Europe est préoccupante en raison de la fracture entre ceux qui la soutiennent et ceux qui la rejettent» assure-t-on à l’Elysée. C’est surtout au débat que sa venue sera consacrée : 2 heures sur les 2h30 du programme y seront consacrées.

Revers pour Macron sur les listes transnationales

Les eurodéputés se sont accordés pour modifier la composition du Parlement dans la foulée du Brexit. Mais l’idée d’une liste transnationale pour les élections de 2019, portée par Macron, n’a pas remporté les suffrages.

Lancement des consultations citoyennes

Dans la foulée de son discours, Emmanuel Macron lancera le même jour, à Epinal, une ville frappée par la chômage et qui a largement voté FN lors des présidentielles,  les consultations citoyennes.

Reconnecter les citoyens à Bruxelles, le pari ambitieux des consultations citoyennes

La France espère reconnecter Bruxelles et les citoyens européens en suscitant des débats organisés par la société civile. La participation de Jean-Claude Juncker à la première rencontre le 17 avril reste en suspens.

 

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