Au Sénat, Jouyet plaide pour une Europe concrète

Lors du débat organisé au Sénat dans la perspective du Conseil européen des 19 et 20 juin et de la Présidence française de l’UE, le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet a insisté sur la volonté du gouvernement français d’apporter des réponses concrètes aux citoyens européens.

C’est un leitmotiv depuis le 13 juin, jour du non irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne. L’Europe n’est pas comprise par nos concitoyens parce qu’elle n’est pas assez concrète, répètent les différents membres du gouvernement qui se sont exprimés sur le sujet. (EURACTIV.fr 13/06/08)

Une fois n’est pas coutume, Jean-Pierre Jouyet a donc indiqué aux sénateurs, mardi 17 juin, que dans un contexte international « difficile », la Présidence française aurait pour « unique objectif » de « faire progresser honnêtement tous les dossiers avec l’ensemble de nos partenaires pour apporter des réponses concrètes aux préoccupations de nos concitoyens, telle la hausse des matières premières et des produits alimentaires ».

En résumé, « la meilleure réponse que la Présidence française peut apporter aux préoccupations qui viennent d’être exprimées est de faire en Europe plus de politiques et plus de politiques communes ».

Après être revenu sur les priorités connues de la Présidence française de l’UE (lire le dossier d’EURACTIV.fr sur les priorités), le climat et l’énergie, le renforcement de la politique européenne de défense, la conclusion du pacte européen de l’immigration, ou encore la réforme de la politique agricole commune, Jean-Pierre Jouyet a très rapidement fait le point sur les préparatifs de la Présidence française. « Ils avancent très bien », a-t-il souligné, en indiquant que les rendez-vous de juillet étaient « calés ». (Retrouvez tous les évènements de la Présidence française dans l’agenda d’EURACTIV.fr).

Garder confiance

A l’heure où l’euroscepticisme des nonistes de 2005 se fait à nouveau entendre en France, le secrétaire d’État aux Affaires européennes a achevé son discours en fustigeant ceux qui « n’ont pas confiance dans le projet européen ». Evoquant pèle mêle « les ultralibéraux, auxquels le laisser-faire et le libre jeu du marché et de la spéculation tiennent lieu de stratégie européenne, les ultrasouverainistes, adeptes de la ligne Maginot, qui prônent le retour à un Ancien régime chimérique, loin des réalités de notre monde vivant et les ultratechnocrates, qui préfèreraient voir tout périr plutôt que de renoncer à leur dogme », Jean-Pierre Jouyet a affirmé, non sans provoquer des réactions hostiles, qu’il gardait, lui, « résolument confiance ».

Le Conseil européen des 19 et 20 juin sera déterminant pour la poursuite du processus en ce qui concerne le traité de Lisbonne et par conséquent, sur l’action de la Présidence française de l’UE.

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