Le Brexit coutera à la Grèce jusqu’à 0,8 % de son PIB

La sortie du Royaume-Uni de l’UE aura des conséquences sur l’économie grecque, notamment sur le tourisme, a déclaré le ministre adjoint aux Affaires étrangères, George Katrougalos, le 8 mai.

En se basant sur des données de la Banque de Grèce, George Katrougalos a prévenu que les effets du Brexit pourraient couter à la Grèce 0,4 à 0,8 % de son PIB (soit entre 800 millions et 1,6 milliard d’euros).

S’exprimant sur le Brexit devant la commission des affaires européennes du parlement grec, le responsable politique de gauche a déclaré que les plus grosses pertes se feraient ressentir dans le secteur du tourisme. Environ 2,4 millions de touristes britanniques ont visité la Grèce en 2015, dépensant environ 2 milliards d’euros pendant leurs vacances.

Le ministre prévoit que lorsque le Brexit sera effectif, en 2019, la chute des revenus liés au change de devises étrangères se situera entre 2,29 % et 6,3 % du volume total des revenus venant des touristes britanniques.

Quant aux exportations vers le Royaume-Uni, qui représentent 10 % des exportations totales, George Katrougalos a déclaré que le montant des pertes dépendrait du taux de change euro/livres.

« Nous sommes en train de faire un saut dans l’inconnu, puisque tous les mécanismes n’ont pas été activés pour avoir une idée claire de l’impact », a prévenu le ministre.

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George Katrougalos a déclaré que l’objectif de la Grèce dans le contexte du Brexit était d’éviter les mauvaises répercussions financières sur son budget, et de maintenir les frais de scolarité des étudiants grecs au Royaume-Uni à leur niveau actuel.

Concernant les 73 sièges détenus par des Britanniques au Parlement européen, le ministre grec s’est opposé à leur suppression et a soutenu la proposition de Rome pour leur répartition entre les 27 autres États membres.

Il a également demandé un soutien multipartite de son parlement pour que la Grèce accueille l’Agence européenne du médicament, actuellement basée à Londres.

« C’est important pour la Grèce en termes de croissance locale », a récemment déclaré George Katrougalos. « En effet, au vu de la crise à laquelle fait face le pays, la présence d’une telle agence contribuerait de manière considérable à accélérer la croissance. »

Un comité spécial a été mis sur pied à cet effet, dirigé par Rena Dourou, gouverneure de la région de l’Attique, et des représentants de l’industrie pharmaceutique.

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