Puigdemont continue d’appeler au dialogue

Le dirigeant de la Catalogne a demandé de rencontrer le Premier ministre espagnol afin de renouer le dialogue.

Dans une lettre au Premier ministre, Mariano Rajoy, Carles Puigdemont demande à Madrid de mettre un terme à la « répression contre le peuple et le gouvernement de Catalogne ».

La lettre a été envoyée le 16 octobre, à la veille de la date butoir donnée par Mariano Rajoy à la région pour qu’elle clarifie la poursuite de l’indépendance, que Madrid ne reconnaît pas.

Le référendum du 1er octobre en Catalogne a été jugé illégal par la Cour constitutionnelle, et la décision du gouvernement régional de ne pas prendre en compte ce verdict a engendré la plus grande crise politique en Espagne depuis la transition démocratique dans les années 1970.

Avec 90 % d’électeurs ayant choisi l’indépendance lors du référendum, Carles Puigdemont revendique un « mandat démocratique pour déclarer l’indépendance ». Or, le taux de participation n’était que de 43 %, car les opposants à une séparation de la région n’ont en grande partie pas pris la peine de se déplacer.

Vargas Llosa: «la Catalogne ne sera jamais indépendante, car la majorité ne le veut pas»

L’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, a déclaré lors d’une interview à Moscou que la Catalogne « ne serait jamais indépendante, car la majorité des Catalans ne le voulait pas », et que le nationalisme est une idéologie « pernicieuse ». Un article d’Euroefe.

Dans sa lettre à Mariano Rajoy, le président catalan ajoute que son mandat est tout à fait légitime au regard des dernières élections régionales, où une « nette majorité de 47,7 % » a choisi le camp des indépendantistes.

Quelques jours après le référendum, les responsables catalans ont signé une déclaration d’indépendance, avant que Carles Puigdemont demande immédiatement au parlement régional d’en suspendre les effets « afin d’initier le dialogue dans les prochaines semaines ».

Le gouvernement central de Mariano Rajoy affirme quant à lui qu’il ne s’engagera dans des négociations que si l’option de l’indépendance est écartée et n’exclut pas d’imposer des mesures drastiques sur la région indépendantiste.

Madrid a fait l’objet de vives critiques pour sa gestion du référendum. La police a procédé à l’arrestation de responsables sécessionnistes du gouvernement local, a confisqué les bulletins de vote et tenté d’empêcher les électeurs d’entrer dans les bureaux de vote. La « garde civile » est surtout accusée d’avoir fait usage de la violence contre des manifestants pacifistes.

Pour Carles Puigdemont, les mesures prises pour annuler le vote catalan sont « une violation des droits fondamentaux ». Il appelle à une rencontre « de bonne foi » pour sortir de l’impasse.

Catalogne: retour en quatre actes sur les derniers événements

Le président catalan Carles Puigdemont a donné un discours flou sur l’indépendance régional. Le lendemain, Madrid demandait des clarifications à l’exécutif catalan avant de prendre une décision. Un article de notre partenaire, La Tribune.

 

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.