La Catalogne convoque un référendum sur son indépendance

Le gouvernement catalan a annoncé le 9 juin sa volonté de convoquer de manière unilatérale un référendum le 1er octobre. L’indépendance de la communauté autonome de 7,5 millions d’habitants représente un sujet brûlant en Espagne. Un article d’Euroefe.

« Voulez-vous que la Catalogne devienne un État indépendant et prenne la forme d’une république ? » est la question que poseront le 1er octobre les nationalistes qui gouvernent la région aux citoyens, a annoncé le président catalan, Carles Puigdemont.

Le gouvernement central maintient que cette consultation populaire est illégale et inconstitutionnelle et affirme que des mesures nécessaires seront prises pour l’empêcher.

Dans sa déclaration du 9 juin, le chef de l’exécutif catalan a expliqué qu’il organisait ce référendum « en vertu du droit légitime à l’autodétermination d’une nation millénaire » comme la Catalogne et a assuré que son gouvernement s’engagerait à mettre en œuvre le résultat du scrutin.

Madrid soutient la candidature de Barcelone pour accueillir l’EMA

La ministre espagnole de la Santé, Dolors Montserrat, a déclaré le 24 mai que Barcelone était la mieux placée pour accueillir l’Agence européenne des médicaments (EMA) après le Brexit et a réaffirmé le soutien du gouvernement central pour la candidature de la capitale catalane.

Carles Puigdemont a rappelé qu’il y a sept ans, le Tribunal constitutionnel espagnol avait rejeté la réforme du Statut d’autonomie de la Catalogne, la loi qui régit l’organisation institutionnelle de la Catalogne, pourtant approuvée par le parlement catalan et ratifié lors d’un référendum par les citoyens.

Depuis, toute tentative de dialogue entre la Catalogne et Madrid se retrouve dans l’impasse.

L’annonce de la date et de la question du référendum confirme la volonté de la Carles Puigdemont de poursuivre unilatéralement la voie de l’indépendance, à la suite du refus du gouvernement de Mariano Rajoy de négocier sur ce sujet.

Le tribunal constitutionnel avait déjà annulé une première tentative de consultation populaire, convoquée par le gouvernement catalan en novembre 2014. Un référendum non officiel avait finalement été organisé, sans valeur juridique.

Ses principaux défenseurs, dont l’ancien président de la Catalogne Artur Mas, ont été poursuivis et condamnés à des peines d’interdiction d’exercer une fonction publique.

Selon Carles Puigdemont, le tribunal espagnol est une institution « fortement politisée » et « engagée » avec le Parti populaire (PP) au pouvoir du président Mariano Rajoy.

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