Le débat sur l’avenir de l’UE doit se concentrer sur les « vrais gens » et non sur la « bulle bruxelloise », selon la Commission

Selon le vice-président de l’exécutif européen, ce serait un « échec » si le débat sur l’avenir de l’Europe, qui a débuté le 9 mai à Strasbourg, n’était « qu’une occasion de plus où Bruxelles parle pour Bruxelles ». [EPA-EFE/JOHANNA GERON]

Margaritis Schinas, vice-président de la Commission européenne chargé de la promotion du mode de vie européen, a souligné que la conférence sur l’avenir de l’Europe devrait se concentrer sur les « véritables personnes » et non sur la « bulle bruxelloise ».

La conférence sur l’avenir de l’Europe « devrait être l’occasion de lancer un véritable débat avec la population authentique, et non avec les personnes à l’intérieur de la bulle de Bruxelles », a déclaré M. Schinas lundi (31 mai) lors de la session plénière de la 65e Conférence des organes spécialisés dans les affaires communautaires (COSAC), organisée dans le cadre de la dimension parlementaire de la présidence portugaise du Conseil de l’Union européenne.

Selon le vice-président de l’exécutif européen, ce serait un « échec » si le débat sur l’avenir de l’Europe, qui a débuté le 9 mai à Strasbourg, n’était « qu’une occasion de plus où Bruxelles parle pour Bruxelles ».

« Parce qu’il y aura toujours de nombreuses occasions pour les personnes impliquées dans la politique européenne de faire mieux les choses », a-t-il justifié.

Soulignant que la conférence était « une occasion unique de sortir de Bruxelles », M. Schinas a appelé tous les secteurs de la société à se joindre au débat, des partenaires sociaux, des autorités régionales et des parlements nationaux aux agriculteurs et à la génération Erasmus.

Il a également abordé la question de la migration, sur laquelle la Commission européenne a élaboré un paquet de propositions en septembre 2020 et qui fait désormais l’objet de négociations législatives au niveau du Conseil et du Parlement européen.

« Depuis septembre, nous avons fait nos devoirs. Il y a une certaine convergence [entre les États membres de l’UE], mais nous ne sommes pas encore parvenus à un consensus », a-t-il noté.

En ce sens, il a dit espérer que la fin de la pandémie COVID-19 et la reprise des réunions en face à face entre ministres seront « l’occasion » de parvenir à un consensus entre les 27 sur le nouveau pacte pour les migrations et l’asile.

Le fait que le Premier ministre portugais, António Costa, soit un ancien ministre de l’Intérieur le rend « parfaitement conscient de la délicatesse des phénomènes migratoires », a-t-il souligné, appelant à ce que la fin de la présidence portugaise du Conseil de l’UE « constitue une approche embryonnaire d’un paquet qui sera finalisé ultérieurement ».

Pour le Pacte sur les migrations et l’asile, le Portugal propose un principe de « solidarité obligatoire flexible » qui permettrait de soutenir de différentes manières les États membres dits de la ligne de front, comme la Grèce, l’Italie ou l’Espagne, qui font face à une plus grande pression migratoire.

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