Derniers préparatifs avant la Présidence française de l’UE

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Un mois presque jour pour jour avant le démarrage officiel de la Présidence française de l’UE, la société civile fait plus que jamais entendre sa voix. Côté institutions, la communication se prépare.

L’ONG environnementale, les amis de la terre, vient de publier ses priorités pour la Présidence française de l’UE. De leur côté, les associations d’élus réunissent la presse pour insister à nouveau sur les dossiers qu’elles comptent défendre ces six prochains mois. Quant au collectif sur les services sociaux d’intérêt général (SSIG), il communique à nouveau sur sa détermination à défendre les SSIG pendant la PFUE… A un mois du démarrage officiel de la Présidence française de l’UE, le 1er juillet prochain, la société civile est mobilisée.

Si ces acteurs sont bien conscients qu’il s’agira d’un moment privilégié pour peser sur les politiques européennes les concernant, ils savent néanmoins qu’il  ne s’agira pour eux que de faire « avancer un dossier », et pas forcément d’aboutir à une solution. En effet, le processus européen est long et la Présidence française ne pourra pas tout régler. En outre, comme le répète à chacune de ses interventions publiques consacrées à la PFUE le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, le rôle de la France pendant ces six mois sera « d’être à l’écoute » des Européens (Lire EURACTIV.fr 14/05/08).

Une manière de rassurer nos partenaires européens et de prévenir les citoyens que le rôle de la France ne sera pas uniquement de défendre ses intérêts personnels? « On nous a assez reproché d’être arrogants », a encore une fois souligné Bernard Kouchner, mardi 3 juin, en présentant « avec humilité » la future Présidence française de l’UE, à l’occasion du lancement officiel de la saison culturelle européenne au Grand Palais.

Cette initiative, qui rassemblera pendant six mois des manifestations d’artistes européens en France, ne commencera cependant que le 1er juillet. Histoire de ne pas froisser à nouveau les Slovènes encore à la tête de l’UE pour un mois.

Du côté des institutions, seule la communication se prépare donc aujourd’hui de manière visible. Le logo et le site internet de la PFUE ont été présentés, lundi 2 juin, par Bernard Kouchner (EURACTIV.fr 02/06/08). Aujourd’hui disponible dans une version incomplète (seules les accréditations pour les journalistes y sont aujourd’hui proposées), tous les contenus du site eu2008.fr seront en ligne le 1er juillet.

Ce site devrait être l’un des derniers qui ne dépendra pas directement du secrétariat général du Conseil de l’UE. En effet, si le traité de Lisbonne est ratifié, l’institution bruxelloise pourrait reprendre sous sa coupe cet outil mis en place jusqu’à présent par chaque pays et dont l’adresse et la structure change tous les six mois.

Un site officiel en cinq langues

Hébergé aujourd’hui par le secrétariat général des affaires européennes (SGAE), la plateforme internet de la Présidence française compte sept rédacteurs. Neuf traducteurs travailleront en outre pour proposer les articles et communiqués de presse de la Présidence dans les cinq langues de navigation du site : français, anglais, allemand, italien et espagnol.

Cet effort de traduction – en général les sites de Présidence sont disponibles dans les trois langues de travail de l’UE – est une particularité revendiquée par l’équipe éditoriale. Si l’ambition initiale – ajouter le polonais – a été réduite pour cause de coûts trop élevés, le site proposera néanmoins un maximum de documents officiels dans les 23 langues de l’UE.
La structure en place est l’une des plus importantes jamais prévue pour un site de présidence.

Autre particularité du portail, il sera le seul vecteur de communication du gouvernement autour de la PFUE. Convaincre les services de communication des ministères de n’utiliser qu’un seul canal intergouvernemental n’a d’ailleurs pas été facile, semble-t-il, les ministères ayant besoin de communiquer pour exister notamment dans les medias.

Autre particularité de la communication du gouvernement pendant la PFUE, un système de SMS sera mis en place à destination des journalistes afin de les informer en temps réel des décisions prises dans les différents Conseils, par exemple.

Si la délégation pour l’UE de l’Assemblée nationale dispose déjà d’un mini site sur le site de l’Assemblée nationale, la délégation pour l’UE du Sénat s’est spécialement mise à l’heure européenne en créant des pages consacrées à la future Présidence de l’UE. On y trouve notamment le calendrier des commissions parlementaires, qui réuniront députés européens et nationaux, les évènements organisés par la société civile au Sénat pendant la PFUE et le programme culturel. L’objectif  : être présent pendant la Présidence française et anticiper la ratification du traité de Lisbonne. En cas d’adoption par les 27, le texte devrait en effet donner plus de pouvoirs aux assemblées.

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