Donald Tusk veut réconcilier les deux Europe

tusk-800x450

L’actu en capitales décrypte l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

>> Vous pouvez vous abonner à la newsletter ici.

ZAGREB. Ayant vécu de l’autre côté du rideau de fer, j’ai connu l’« Europe à deux vitesses ». Le rôle principal de l’UE est de garantir l’équité, en particulier pour les petits pays, a déclaré Donald Tusk, le nouveau président  du PPE. Il s’est également engagé à lutter contre le clivage entre ce qu’il a appelé une « vieille » et une « nouvelle » Europe.

Hier (21 novembre), le PPE a aussi annoncé qu’il déciderait fin janvier de maintenir ou non le parti du Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orbán dans ses rangs. L’AFP a indiqué qu’un rapport interne sur le PPE était en cours et devrait être rendu en décembre. « Ensuite, je m’engagerai dans une consultation approfondie », a dit M. Tusk.

Une source a déclaré à Euractiv.com que certains partis de droite associaient l’appartenance du Fidesz au PPE à la position de Viktor Orbán sur la migration et son refus d’accepter des réfugiés.

Entre-temps, l’ancien Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a mis en garde le PPE contre le fait que les valeurs européennes soient menacées en raison de la coopération avec la « Chine communiste ».

Il a également appelé au renforcement de l’armée de l’UE afin de « décourager les vagues de migrants en provenance des pays africains » et a qualifié l’actuel gouvernement italien d’incompétent.

Antonio López-Istúriz (PP, Espagne) restera secrétaire général du PPE et l’Allemand Christian Schmidt renouvellera son mandat de trésorier du groupe. Le PPE a choisi 10 vice-présidents, parmi lesquels Mariya Gabriel (BG), David McAllister (DE), Helen McEntee (IE), Johannes Hahn (AT), Esther De Lange (NL), Antonio Tajani (IT), Siegried Muresan (RO), Frank Proust (FR), Paulo Rengel (PT) et Petteri Orpo (FI). (Thé Trubić Macan | Euractiv Croatie)

SOFIA

Aux yeux du député serbe Milovan Drecun, président du Comité parlementaire chargé du Kosovo, la Serbie regorge d’espions bulgares. « La Bulgarie et la Croatie ont un centre d’espionnage à Skopje », a déclaré M. Drecun, qui entretient des liens étroits avec le président serbe Aleksandar Vucic.

Il a noté que la Bulgarie était probablement derrière un scandale bruyant causé par une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Elle montre un employé des services spéciaux serbes acceptant de l’argent de l’ancien attaché militaire adjoint de la Russie à Belgrade, George Kleban. La vidéo a forcé les autorités à convoquer une réunion du Conseil national de sécurité à Belgrade ainsi qu’à organiser une rencontre entre le président Aleksandar Vucic et l’ambassadeur russe.

L’Agence serbe de sécurité et de renseignement a officiellement confirmé l’authenticité de la vidéo. M. Drecun estime que ce scandale émane des espions bulgares et qu’il pourrait entraver les relations russo-serbes. (Krassen Nikolov| Euractiv Bulgarie)

PARIS

Éditeurs français VS Google. La bataille entre les éditeurs français de contenu web et Google sur le droit d’auteur s’est intensifiée. Mardi 20 novembre, plusieurs grandes agences de presse et l’Agence France Presse ont déposé une plainte contre Google auprès de l’Autorité française de la concurrence. Ils accusent le géant américain de violer le « droit voisin », un nouveau mécanisme qui vise à promouvoir un meilleur partage des revenus numériques. En octobre, Google a annoncé qu’il ne paierait pas les éditeurs français de contenu en ligne, ce qui a déclenché les foudres de ces derniers et du gouvernement français.

Les agences de presse ont reçu le soutien de près de 1500 professionnels européens des médias, écrivains, éditeurs, producteurs, réalisateurs, musiciens ou juristes, qui ont signé une plateforme appelant l’UE à « renforcer les textes afin que Google ne puisse plus les utiliser à mauvais escient ». (Euractiv France)

À lire aussi : Vestager prédit une batailles des normes entre l’Europe et Google

ROME

Les temps sont durs pour le M5S. Lors d’un vote en ligne sur la plateforme de vote électronique du parti, les membres du Mouvement 5 étoiles ont rejeté la proposition de ne pas participer aux élections régionales en Émilie-Romagne et en Calabre. Le vote porte un coup dur au leadership de Luigi Di Maio, car il a soutenu une « pause » électorale afin d’éviter une probable déroute électorale dans les deux régions. « Les temps sont durs pour le Mouvement, je suis le premier à l’admettre », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, ajoutant que certains problèmes devraient être réglés, mais qu’il fera de son mieux pour les élections. (Gerardo Fortuna | Euractiv.com)

ATHÈNES

Message de migration. « L’Europe ne peut plus prétendre que la crise migratoire ne touche que les États membres aux frontières de l’Union », a indiqué le Premier ministre grec Kyriakis Mitsotakis au Congrès du PPE à Zagreb. Il a également qualifié le règlement de Dublin de « très insuffisant ».

Des sources du gouvernement grec ont déclaré que les discussions visant à modifier le règlement de Dublin commenceront dès que le nouvel exécutif de l’UE sera en place, ajoutant qu’Athènes soutenait les propositions faites récemment par le ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU). (Sarantis Michalopoulos| Euractiv.com)

PRAGUE

Absence des Tchèques dans les hauts postes de la politique étrangère. Le nombre de Tchèques au Parlement européen et au Service européen d’action extérieure est normalement proportionnel à la taille du pays. Mais, selon l’association tchèque pour les affaires internationales (AMO), les Tchèques ne remplissent pas dans de positions importantes pour la politique étrangère du pays.

L’envoyée spéciale tchèque auprès des institutions européennes, Jana Hybášková, soutient que les Tchèques éprouvent des difficultés à pourvoir les postes d’encadrement intermédiaire et supérieur, car ils manquent de compétences essentielles. La plupart des candidats aux postes de l’UE ne réussissent pas les tests de l’Office européen de sélection du personnel (EPSO), a-t-elle précisé. (Aneta Zachová | Euractiv République tchèque)

BUCAREST

Élections présidentielles en Roumanie. Les citoyens roumains résidant à l’étranger peuvent voter au deuxième tour des élections présidentielles à partir de ce vendredi (22 novembre). Ils doivent choisir entre le président Klaus Iohannis, qui brigue un deuxième mandat de cinq ans, et l’ancienne première ministre, Viorica Dancila. Pour la première fois, la diaspora aura la possibilité de voter aux élections présidentielles pendant trois jours, des milliers de personnes n’ayant pu voter aux élections précédentes en raison des longues files d’attente devant les bureaux de vote. (Euractiv Roumanie)

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.