Jean-Claude Juncker, hospitalisé, sera absent du G7

[EPA-EFE/JULIEN DE ROSA]

Le président sortant de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dû écourter son séjour en Autriche et retourner au Luxembourg pour subir, en urgence, une ablation de la vésicule biliaire.

« Jean-Claude Juncker a dû écourter ses vacances en Autriche pour des raisons médicales. Il a été rapatrié en urgence au Luxembourg où il subira une cholécystectomie, une ablation de la vésicule biliaire », a déclaré la Commission européenne. Il s’agit d’une opération chirurgicale assez courante.

L’état de santé de Jean-Claude Juncker, 64 ans et ancien Premier ministre du grand-duché du Luxembourg, défraye toujours la chronique, en raison des rumeurs qui courent sur sa consommation d’alcool et de cigarettes.

Lors d’un sommet de l’OTAN l’année dernière, il avait été victime de pertes d’équilibres fréquentes et avait dû être soutenu par d’autres politiques lors des apparitions publiques. La Commission avait, par la suite, déclaré que son président souffrait d’une crise de sciatique fulgurante.

Jean-Claude Juncker chancelant au sommet de l’OTAN

Le président de la Commission européenne a eu besoin d’aide pour marcher avant le dîner de gala du sommet de l’OTAN. Une situation qui pose question quant à sa capacité à diriger l’Europe.

Ses problèmes de santé arrivent au mauvais moment et il ne participera pas au sommet du G7 à Biarritz la semaine prochaine, où les leaders s’entretiendront sur les défis économiques mondiaux, le changement climatique, et les tensions diplomatiques avec l’Iran, la Russie et la Corée du Nord.

Jean-Claude Juncker quittera ses fonctions le 31 octobre 2019 — date prévue pour le Brexit — après cinq ans de loyaux services à la tête de l’exécutif européen.

Après le référendum sur le Brexit en 2016, les rumeurs sur la santé de Jean-Claude Juncker avaient repris de plus belle, car il avait annoncé ne pas vouloir d’un deuxième mandat à la tête de la Commission. Les conservateurs de l’époque avaient néanmoins affirmé qu’il n’était « ni fatigué ni malade » et qu’il se battrait « jusqu’au dernier souffle pour une UE unie ».

Il sera remplacé par la conservatrice allemande Ursula von der Leyen, la première femme à diriger la Commission européenne, cette institution qui propose les lois de l’UE, contrôle les économies de tous les membres du bloc et négocie les accords commerciaux dans le monde.

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