Le président roumain pressenti à la tête du conseil européen

Klaus Iohannis, le président roumain, est accueilli à Bruxelles par Donald Tusk, le président du Conseil, le 31 janvier 2018 au Conseil européen, à Bruxelles. [Aris Oikonomou/EPA/EFE]

Le président roumain, Klaus Iohannis, pourrait devenir président du Conseil européen lorsque le mandat de Donald Tusk prendra fin, en décembre 2019, selon la presse roumaine.

Elections locales, ou grand barnum européen ? La question se pose pour Klaus Iohannis, le président roumain, qui pourrait succéder à Donald Tusk selon Hotnews.ro . Le Président n’aurait pas encore décidé que faire.

« Si Michel Barnier, le négociateur de l’UE pour le Brexit, devient président de la Commission en 2019, Klaus Iohannis a alors toutes ses chances pour la présidence du Conseil européen », a déclaré une source anonyme du site à Bruxelles. Le cabinet du président s’est cependant refusé à tout commentaire.

La Roumanie suit les traces de la Pologne sur l'état de droit

La Roumanie pourrait se voir infliger des sanctions similaires à celles enclenchées contre la Pologne, si Bucarest poursuit les réformes de son système judiciaire, a prévenu le président du pays. Un article d’Euractiv Roumanie.

Le résultat des élections européennes de 2019 va évidemment peser lourd dans la décision finale. Le site d’actualités roumain ajoute qu’« il n’y aura pas de grandes surprises » puisque le Parti populaire européen (PPE) du centre droit devrait remporter plus de sièges que les socialistes. Le président Klaus Iohannis n’appartient officiellement à aucune famille politique du Parlement européen, mais ses idées sont ancrées dans le centre droit, faisant de lui un candidat potentiel pour la présidence du Conseil.

Klaus Iohannis a été élu maire de la ville de Sibiu en 2000, représentant le Forum démocratique des Allemands de Roumanie. Bien que la population d’origine allemande de Sibiu, autrefois majoritairement germanophone, soit maintenant une minorité, Klaus Iohannis a remporté à la surprise générale les élections et a été réélu en 2004, 2008 et 2012. Il est ensuite devenu chef du Parti national libéral, affilié au PPE.

Aujourd’hui, Sibiu est souvent mentionnée dans le cadre des réformes de l’Union et de la zone euro. En effet, la « Feuille de route pour une Union plus unie, plus forte et plus démocratique » est également appelée « la route vers Sibiu ». Jean-Claude Juncker appelle souvent Sibiu par son nom allemand, Hermannstadt, et plaisante souvent en disant que la langue qui y est parlée n’est pas de l’allemand, mais du luxembourgeois.

Bruxelles «préoccupée» par les réformes judiciaires en Roumanie

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a exprimé mercredi sa « préoccupation » face aux réformes judiciaires controversées voulues par la majorité de gauche en Roumanie.

Selon une source européenne, Klaus Iohannis pourrait être un bon candidat pour succéder à Donald Tusk : il est roumain issu de la minorité allemande de Transylvanie, représente l’Europe de l’Est, qui est généralement sous-représentée dans les institutions européennes, et parle roumain, allemand, anglais et français.

« Pour Klaus Iohannis, la ’Route vers Sibiu‘ pourrait être le début d’une route vers Bruxelles », ironise la source roumaine.

Un sommet européen se tiendra dans la ville roumaine de Sibiu le 9 mai 2019 ; il s’agira du dernier pour Jean-Claude Juncker, avant les élections européennes.

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