Vers une adhésion de la Géorgie à l’UE en 2024 ?

La présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, s’entretiendra avec les institutions européennes jeudi et vendredi (21-22 janvier) pour consolider la candidature de la Géorgie à l’adhésion à l’UE en 2024. [Twitter/@Zourabichvili_S]

La présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, s’entretiendra avec les institutions européennes jeudi et vendredi (21-22 janvier) pour consolider la candidature de la Géorgie à l’adhésion à l’UE en 2024.

La visite de la cheffe de l’État fait suite à la réaffirmation par le nouveau gouvernement que l’intégration euro-atlantique restait la priorité absolue de Tbilissi, et ce tandis que Bidzina Ivanishvili, leader milliardaire du parti au pouvoir en Géorgie, a annoncé son retrait du monde politique.

« Nous cherchons la “dé-occupation” et la restauration pacifique de notre intégrité territoriale tout en continuant à nous rapprocher des États-Unis, de l’UE et de l’OTAN », a écrit le Premier ministre Giorgi Gakharia sur Twitter.

« La Géorgie se prépare à demander son adhésion à l’UE en 2024 », a indiqué M. Gakharia, annonçant que le premier texte de loi esquissé à cet effet réaffirmait les principaux objectifs de la politique étrangère de la Géorgie après l’entrée en fonction du gouvernement, et ce à l’issue d’élections parlementaires houleuses.

« Le sujet de discussion portera sur la manière dont nous nous préparons à cette adhésion et sur les étapes que la Géorgie devrait franchir [pour la candidature]. L’accent sera principalement mis sur l’intégration économique et sectorielle en tant qu’étape vers la pleine intégration », a fait savoir Natalie Sabanadze, cheffe de la mission géorgienne auprès de l’UE, à la veille de la visite.

Pour l’heure, l’UE ne traite pas la Géorgie comme un pays candidat, mais plutôt dans le format moins ambitieux d’un pays associé et membre du Partenariat oriental. Cela ne décourage toutefois pas Tbilissi de viser une adhésion complète à l’UE.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a déclaré, après avoir accueilli Mme Zourabishvili, que l’UE continuait « à soutenir la Géorgie dans ses efforts pour surmonter la pandémie de COVID-19 et ses conséquences et pour approfondir les réformes ».

Le bloc a fourni plus de 183 millions d’euros pour répondre aux besoins immédiats et à court terme après le déclenchement de la crise sanitaire ainsi qu’un prêt de 150 millions d’euros pour aider à limiter les retombées économiques.

« Le soutien de l’UE à l’intégrité territoriale de la Géorgie est inébranlable », a-t-il ajouté.

La visite de Mme Zourabichvili à Bruxelles coïncide avec la publication de l’arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l’homme statuant que la Russie était responsable de violations des droits de l’homme, notamment de pertes de vies humaines, de tortures, de non-respect des biens et de la vie privée, survenues dans les régions séparatistes géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud après la guerre russo-géorgienne de 2008.

Subscribe to our newsletters

Subscribe
Contribuer