Horst Seehofer veut muscler la lutte contre la migration illégale

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BERLIN. Le ministre conservateur de l’Intérieur, Horst Seehofer (CSU), veut prendre des mesures plus contraignantes contre la migration illégale en Europe.

La migration illégale doit être « efficacement endiguée », a déclaré M. Seehofer dimanche 17 novembre à Berlin, ajoutant qu’« un nouveau départ » dans la politique migratoire était nécessaire. La protection des frontières extérieures de l’UE doit également être « améliorée sans attendre » en renforçant Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes.

Le chef de l’Intérieur a aussi plaidé pour la création d’une « procédure robuste » permettant d’organiser un premier examen des demandes de protection avant même l’entrée en Europe.

« Les demandes manifestement irrecevables ou infondées devraient être rejetées immédiatement à la frontière extérieure, auquel cas aucune entrée dans l’UE n’est autorisée », a-t-il déclaré.

La semaine dernière, la Cour des comptes européenne a publié un rapport sur les migrations en Italie et en Grèce. Le document stipule que Frontex a déployé plus de personnel que nécessaire dans les points d’accès italiens, qui se sont avérés vides ou presque vides.

Entre-temps, à Sarajevo, le chef de la délégation de l’UE en Bosnie-Herzégovine, Johann Sattler, a indiqué que les mesures visant à protéger les frontières extérieures de l’UE contre l’immigration clandestine, y compris la frontière croate avec la Bosnie-Herzégovine, devaient respecter les droits fondamentaux, notamment le droit à l’asile.

M. Sattler a rappelé que 36 millions d’euros de fonds de l’UE ont été affectés à la Bosnie-Herzégovine depuis le début de 2018 et que 94 % de ces fonds avaient servi à financer des camps d’accueil pour migrants, les 6 % restants ayant été destinés à renforcer les capacités de contrôle aux frontières du pays. Le représentant de l’UE a annoncé que l’UE continuerait à s’engager dans la recherche de « solutions durables et acceptables pour tous ». (Claire Stam | Euractiv Allemagne, Željko Trkanjec | Euractiv Croatie)

PARIS

Moins de gilets jaunes. 28.500 gilets jaunes sont descendus dans la rue samedi (16 novembre), un an après la première manifestation contre la taxe carbone en France. Par rapport aux 270 000 manifestants en 2018, la participation a été très faible. Cependant, dans certaines villes, y compris à Paris, des violences ont éclaté et plus de 200 personnes ont été arrêtées. Selon le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, certains manifestants y ont participé pour casser. (Euractiv France)

LONDRES

Le parti travailliste pour la libre circulation.  Le dirigeant travailliste, Jeremy Corbyn, a laissé entendre ce week-end que son parti pourrait soutenir les plans visant à maintenir la libre circulation des personnes entre le Royaume-Uni et l’UE, après le Brexit. « Selon moi, il faut reconnaître que les économies sont interdépendantes dans le monde entier. Nous profitons tous du fait que les gens déménagent, vivent et travaillent dans des sociétés différentes et au Royaume-Uni nous tirons massivement profit du grand nombre de jeunes étrangers dans nos universités », a déclaré M. Corbyn dimanche (17 novembre), en s’adressant à Andrew Marr de la BBC.

« Je ne veux pas tourner le dos à ces personnes. Je ne veux pas que nous devenions une société isolée. Je suis fier de la diversité de notre société et de notre pays, et je souhaite que ce soit le fondement de notre mode de vie », a-t-il soutenu.

Lorsque la BBC a demandé à M. Corbyn s’il pouvait garantir l’engagement des travaillistes à maintenir la libre circulation des personnes, il a répondu que plus de détails seraient divulgués lors du lancement du manifeste des travaillistes ce jeudi. (Samuel Stolton, Euractiv.com)

ATHÈNES

La Commission est satisfaite de l’interdiction de fumer. « Je suis très heureux d’entendre que les autorités grecques prennent le tabagisme au sérieux dans les lieux publics. Cette interdiction représente un progrès qui se fait attendre depuis longtemps. La protection de la santé devrait être la priorité des politiques publiques, et il est toujours bon de voir quand elle est mise en œuvre », a déclaré Vytenis Andriukaitis, commissaire européen à la santé.

Le gouvernement conservateur grec a décidé d’appliquer une interdiction de fumer dans les lieux publics fermés qui était en place depuis de nombreuses années déjà. (Sarantis Michalopoulos | Euractiv.com)

BRATISLAVA

Anniversaire de la révolution de velours. La Slovaquie a célébré ce week-end le 30e anniversaire de la révolution de velours de 1989. Des représentants de l’État, des dirigeants de la révolution, des organisations de la société civile et des milliers de citoyens sont descendus dans la rue pour commémorer les manifestations pacifiques en Tchécoslovaquie qui ont finalement renversé le régime communiste.

Si la démocratie était abandonnée au profit du communisme, la garantie de l’emploi et de la sécurité sociale au sens large manquerait à près de 30 %, tandis que plus de 40 % déploreraient l’abolition de la liberté de circulation. Pour 20 % des personnes interrogées regretteraient l’absence des droits et libertés des citoyens. (Zuzana Gabrižová | Euractiv Slovaquie)

PRAGUE

250 000 personnes contre Andrej Babis. Selon la police, quelque 250 000 personnes ont participé à une nouvelle manifestation contre le Premier ministre Andrej Babiš dans le parc de la Letna, à Prague, le samedi 16 novembre. D’après le groupe organisateur, Million Moments for Democracy, il s’agissait de 300 000 manifestants.

Le groupe demande à Babiš de démissionner d’ici à la fin de l’année et s’engage à intensifier les protestations à moins qu’il ne remercie sur la ministre controversée de la Justice, Marie Benesova, et se débarrasse de la holding Agrofert. (Ondřej Plevák |Euractiv République tchèque)

BUDAPEST

CEU déménage à Vienne. Après une lutte intense avec le gouvernement du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, l’Université d’Europe centrale (CEU) a admis sa défaite et a quitté son ancien campus à Budapest pour en ouvrir un à Vienne. C’est la première fois depuis des décennies qu’une université est forcée de quitter un État membre de l’UE. Viktor Orbán n’était pas satisfait du programme d’études de la CEU parce qu’il n’avait aucun contrôle sur elle et avait son fondateur, George Soros, dans le viseur.

La CEU fournit un enseignement supérieur gratuit ou bon marché en anglais à des milliers d’étudiants à Budapest, et est considérée comme l’une des meilleures universités de la région. Le gouvernement hongrois a révoqué la capacité de CEU à délivrer des diplômes accrédités par les États-Unis dans le pays. (Željko Trkanjec |Euractiv Croatie)

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