« L’affaire Barrot » prend une tournure juridique

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Le service juridique du Parlement examine une
« lettre d’explication » dans laquelle Jacques
Barrot revient en détail sur l’amnistie
dont il a bénéficié après avoir
été condamné pour corruption en 2000.

Jacques Barrot vient d’adresser au Parlement une
« lettre d’explication » dans laquelle
le nouveau Commissaire aux transports revient sur
l’amnistie dont il avait
bénéficié suite à sa
condamnation dans une affaire de financement de
parti politique.

« Si les services juridiques considèrent que
les explications données dans cette lettre sont
satisfaisantes, alors l’affaire sera close pour le
groupe socialiste », a déclaré le
président de ce groupe,
l’Allemand Martin Schulz. « M. Barrot
m’a exprimé ses regrets de n’avoir pas
évoqué cette affaire plus
tôt », a ajouté Martin Schulz.

Dans sa lettre, M. Barrot assure qu’il
n’avait aucune raison de faire état
d’une peine qui, suite à
l’amnistie dont il avait
bénéficié, avait été
entièrement effacée par la justice
française. 

L’affaire avait été
révélée le jour même de
l’investiture de la nouvelle Commission
Barroso, lorsque le député eurosceptique
britannique Nigel Farrage avait fait allusion à
la peine de huit mois de prison avec sursis infligée
à M. Barrot pour son implication dans une
affaire de financement occulte de parti politique (voir
EURACTIV, 
19 nov. 2004

)

L’Alliance des démocrates et des
libéraux européens (ADLE) avait
immédiatement appelé le président de la
Commission « à réagir rapidement et,
conjointement avec le gouvernement français, à
clarifier les faits et à prendre une décision
sur les actions à mener ».

« Dans de nombreux Etats européens, cette
condamnation empêcherait [M. Barrot] de
briguer les fonctions qui lui sont confiées, et
une telle amnistie serait elle-même totalement
inconcevable », a ainsi déclaré le chef de
file du groupe ADLE.

José Manuel Barroso a renouvelé sa
confiance à Jacques Barrot, tout en
estimant qu’il aurait été
« utile » que celui-ci l’informât plus
tôt de son passé. 

La « lettre d’explication » doit
maintenant être examinée par le service
juridique du Parlement européen, ce qui devrait
donner au Commissaire français quelques jours, voire
quelques semaines de répit. 

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