La moitié des Européens voit toujours l’UE d’un œil positif

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Malgré la crise de l'euro, un citoyen sur deux considère comme positive la présence de son pays au sein de l'UE et pense que le projet européen comporte des avantages, révèle une nouvelle étude publiée par le groupe de réflexion pro-européen Notre Europe.

Bien que la population soit moins favorable à l'Union européenne aujourd'hui qu'avant la crise financière mondiale de 2008, le soutien envers l'UE aujourd'hui n'est pas à son niveau le plus bas, selon une étude qui analyse les sondages d'opinion de l'Eurobaromètre.

Quatre grandes périodes successives ont marqué les 25 ans d'intégration européenne, selon ce rapport de 60 pages publié le 15 juin :

  • la première période a été marquée par une confiance solide en l'Union avec plus de 70 % d'avis favorables au printemps 1991, au lendemain de la chute du mur de Berlin ;
  • la seconde période a été caractérisée par un important déclin du soutien de la population avec un niveau bas record de moins de 50 % au printemps 1997 ;
  • la troisième période, avant 2008, a été en dents de scie. Et depuis 2008, l'opinion publique n'a fait que faiblir pour atteindre 50 % aujourd'hui.

Puritanisme calviniste aux Pays-Bas

Cette étude montre que parmi les « anciens Etats membres », les pays du Benelux, l'Irlande et le Danemark sont les plus enthousiastes, tandis que la Grèce, le Portugal, l'Italie et la France sont les moins europhiles.

Bien que la Belgique soit sans ambiguïtés europhile, l'analyse semble plus nuancée pour les Pays-Bas, un pays qui s'est récemment montré plus ferme en matière d'élargissement et sur l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen de libre circulation.

Les auteurs du rapport parlent d'un « nouveau puritanisme calviniste » aux Pays-Bas qui apparaît comme « une interrogation centrale pour les années à venir ».

Vent de changement en Allemagne

L'Allemagne est un cas à part, dans la mesure où l'opinion publique n'a changé que récemment.

Les Allemands ont toujours été prêts à substituer leur identité nationale à une identité européenne, en raison du traumatisme causé par la période nazie, selon les auteurs de l'étude.

Récemment toutefois, les Allemands ont semblé soulagés du fardeau du passé et ont eu tendance à peser de tout leur poids pour imposer leurs valeurs aux autres pays européens qu'ils considèrent comme de moins bons élèves.

Parmi les pays qui ont rejoint l'UE en 1995, l'opinion a évolué favorablement en Suède et plutôt négativement en Autriche.

Pour ceux qui ont rejoint l'Union en 2004, l'optimisme est sur le déclin en République tchèque, en Hongrie, en Lettonie, en Slovénie et à Chypre. En revanche, l'opinion publique est toujours plus favorable en Pologne, en Slovaquie et en Estonie. En Lituanie et à Malte, rien n'a changé.

En Bulgarie et en Roumanie, deux pays qui ont rejoint l'UE en 2007, le sentiment pro-européen reste solide, bien qu'il n'atteigne plus les niveaux record d'il y a quelques années.

« L'Europe à laquelle aspirent les citoyens est toujours une Europe inspirée par la valeur de solidarité. Mais elle a perdu de sa visibilité ; elle devra se réaffirmer comme telle sous peine de voir l'euromorosité présente se muer en désillusion forte et durable », conclut l'étude. 

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