La nouvelle Commission Barroso repasse l’oral devant le Parlement

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L’ensemble des grands groupes politiques ont
laissé entendre qu’ils étaient prêts
à soutenir les trois Commissaires
« remplaçants » désignés par José
Manuel Barroso, à la veille des auditions de ces
derniers devant le Parlement les 15 et 16 novembre.

Les trois nouveaux Commissaires désignés,
Franco Frattini, Andris Piebalgs et László
Kovács, seront interrogés par
les commissions du Parlement couvrant leurs
domaines de compétence respectifs
les 15 et 16 novembre. Le vote
d’investiture de la nouvelle Commission est
prévu pour le 18 novembre, lors d’une
séance plénière devant se tenir à
Strasbourg.

L’ensemble des principaux groupes politiques ont
laissé entendre qu’ils étaient
disposés à soutenir la nouvelle composition de
la Commission Barroso, tout en déplorant le
caractère limité du remaniement orchestré
par l’ancien premier ministre portugais.

Le président du groupe PPE-DE, M. Hans-Gert
Poettering, s’est notamment fait l’écho
des regrets de son groupe à propos du maintien du
Commissaire désigné par le gouvernement
hongrois, M. László Kóvacs,
« après l’impression négative que [ce
dernier] a donnée lors de sa première
audition » au Parlement. 

Le groupe socialiste, initiateur de la
fronde dont
a été victime l’Italien Rocco
Buttiglione, a indiqué qu’il était
prêt à accepter la nouvelle composition de
la future Commission. « Nous avions quatre
souhaits principaux. Trois d’entre eux ont
été satisfaits », avait ainsi
déclaré le président du groupe PSE,
l’Allemand Martin Schulz, un peu plus
tôt ce mois-ci (voir EURACTIV, 
8 novembre 2004

). Le quatrième souhait exprimé par les
socialistes correspondait au remplacement de Neelie Kroes
au portefeuille de la concurrence.

Les Verts ont déclaré qu’ils
voteraient contre la future Commission dans sa
nouvelle composition. Le porte-parole du
groupe, Helmut Weixler, a dirigé
l’essentiel de ses attaques contre le premier
ministre italien Silvio Berlusconi, indiquant que les
Verts rejetteraient tout candidat issu du
gouvernement de celui-ci. Plus
généralement, les Verts déplorent la
« solution minimale » apportée au
problème que posait la composition initiale de la
future Commission. Barroso a « clairement
cédé à la pression des gouvernements
nationaux », affirment ainsi les Verts. 

Le groupe ADLE s’est montrée beaucoup
plus enthousiaste, son chef de file Graham Watson
affirmant qu’avec le départ de M. Buttiglione,
la nouvelle Commission avait « perdu son maillon
le plus faible ». « Elle devrait avoir un avenir
plus brillant », a déclaré
M. Watson.

Le ministre italien des affaires étrangères,
Franco Frattini, remplacera le très
controversé Rocco Buttiglione au poste de
Commissaire à la justice, à la
liberté et à la sécurité (voir
EURACTIV, 
5 novembre 2004

). Le Letton Andris Piebalgs a été nommé
à la tête du portefeuille de l’énergie
en remplacement du Hongrois László
Kovács, désormais en charge de la
fiscalité et des douanes (dossier
initialement confié à la première
candidate du gouvernement de Riga, Mme Ingrida
Udre).

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