Le leader de l’UEN émet des doutes quant à l’intégration du Fianna Fáil aux libéraux [FR]

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Intégrer les quatre eurodéputés du parti Fianna Fáil aux libéraux européens pourrait diminuer « leur capacité à faire de la politique à un niveau européen ». C’est ce qu’a déclaré dans un entretien à EURACTIV Brian Crowley, leader du groupe Union pour l’Europe des nations et de la délégation irlandaise du Fianna Fáil au Parlement européen. 

Le Fianna Fáil, parti au pouvoir en Irlande, a récemment annoncé qu’il avait l’intention de quitter le groupe de l’UEN – avec lequel il entretient une relation de longue date considérée comme inconfortable par de nombreux observateurs – afin de rejoindre les libéraux européens après les élections de cette année. 

Toutefois, rejoindre un groupe et un parti aussi important ferait perdre à M. Crowley le privilège d’être un leader de groupe. Il serait en particulier exclu de l’importante conférence des présidents.  

« Je pense que l’UEN a bien fonctionné pour l’Irlande et le Fianna Fáil, nous avons été en mesure de faire de la politique à un niveau européen, notamment parce que j’en suis le leader », a-t-il déclaré, se demandant si la coopération avec les libéraux permettrait d’obtenir des résultats similaires. 

Le président de l’UEN a expliqué qu’il « y a de nombreuses différences entre ce que représente le groupe ADLE au Parlement et ce que nous voudrions voir arriver ». « Même si nous sommes d’accord sur certains points, il reste également beaucoup de divergences ». 

M. Crowley, eurodéputé en tête des sondages depuis 14 ans, considère que rien n’est gravé dans le marbre. Quant à la fusion UEN-ADLE, il a indiqué que « rien n’était encore décidé », ajoutant qu’il ne croyait pas que les conservateurs britanniques quitteraient, comme beaucoup s’y attendent, le PPE-DE, peut-être pour utiliser l’UEN comme leur nouvelle plateforme (EURACTIV 12/01/09). « Je suis [au Parlement] depuis 14 ans, et depuis 14 ans, les Tories quittent le PPE-DE ». 

Quant au futur visage du nouveau Parlement, il ne prévoit pas de changement spectaculaire, et pense que le PPE-DE demeurera le groupe le plus important, même dans l’hypothèse du départ des conservateurs, et que les socialistes conserveront leur place de second groupe. 

A l’instar de la plupart de ses collègues, M. Crowley considère que la crise économique dominera la campagne avant les élections européennes de juin.

Toutefois, il ne croit pas que le Parlement a suffisamment montré aux citoyens la dimension européenne de ces problèmes, déclarant que « le Parlement a manqué une opportunité de se poser en leader du débat ». 

Au sujet du traité controversé de Lisbonne, le leader de l’UEN, connu pour être l’un de ses défenseurs, considère que les Irlandais sont maintenant en sa faveur « à une large majorité », et qu’ils ratifieront le traité cette année, après le second référendum. En fait, M. Crowley souhaite que le nouveau vote ait lieu le plus tôt possible : « Personnellement, j’aimerais qu’il ait lieu demain. Je pense que le plus tôt sera le mieux ». 

Pour lire la version intégrale de cet entretien, cliquez ici

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