Le Parlement européen condamne les propos xénophobes d’un eurodéputé bulgare

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SOFIA

Un eurodéputé nationaliste suscite l’indignation, mais pas chez lui. Le Président du Parlement européen, David Sassoli, a demandé une enquête sur les propos tenus par l’eurodéputé bulgare Angel Dzhambazki, du parti nationaliste VMRO (CRE).

Commentant la récente prise de décision sur le paquet Mobilité que la Bulgarie considère comme injuste, M. Dzhambazki a pointé du doigt la présidente de la commission des transports Karima Delli (Verts), dont il a dit que c’était une « femme française d’origine algérienne », aidée par un « allemand d’origine turque Ismail Ertug » (S&D).

En réaction, Mme Delli et M. Ertug ont demandé au Bulgare d’assumer les conséquences de ses actions. Philippe Lamberts, coprésident du groupe des Verts, a lui fustigé l’eurodéputé pour ses commentaires. De son côté, Iratxe Garcia Pérez, présidente du groupe des socialistes et démocrates (S&D), a déclaré que le Parlement européen était le foyer de tous les Européens et que des propos racistes étaient inadmissibles.

Aucun homme politique bulgare n’a commenté les remarques de M. Dzhambazki. La presse bulgare ne s’est emparée de la question qu’après la réaction des eurodéputés étrangers. Lors du sommet européen de vendredi, le Premier ministre bulgare Boyko Borissov s’est dit très déçu de l’attitude de Angel Dzhambazki. Le VMRO est un partenaire de la coalition avec le parti GERB de M. Borissov (affilié au PPE). (Krassen Nikolov, Euractiv Bulgarie)

PARIS

Les pourparlers sur la réforme des pensions s’échauffent. Après 13 jours de manifestations contre le projet de réforme des retraites, le Premier ministre français Edouard Philippe reçoit à nouveau les syndicats mercredi (18 décembre) à Matignon, pour tenter de trouver une issue à la crise, sous la menace de nouveaux blocages dans les transports pendant les vacances de Noël. (Euractiv France)

BERLIN

Pour une enquête fiable en Saxe-Anhalt : L’avenir de la coalition Kenya (CDU, SPD et les Verts) au pouvoir dans la Saxe-Anhalt est toujours incertain. Le soutien des chrétiens-démocrates à Robert Möritz, un homme politique de la CDU au passé néonazi, a suscité de vives critiques de la part des sociaux-démocrates et des Verts. Le 17 décembre, le SPD a appelé à une enquête fiable sur ce scandale comme condition sine qua non à la poursuite de la coalition. (Sarah Lawton | Euractiv Allemagne)

BUCAREST

Non à une « nouvelle Europe centrale ». Le président roumain Klaus Iohannis a rejeté la proposition de Viktor Orban visant à construire « une nouvelle Europe centrale ». « Je soutiens l’UE, et non une autre entité qui verrait le jour dans une zone plus petite et plus proche », a déclaré M. Iohannis aux journalistes à Bucarest. « Je ne pense pas que nous devrions ouvrir de nouvelles failles au sein du navire européen, mais au contraire, nous devrions nous engager à réduire celles déjà existantes », a ajouté le président roumain.

MADRID

Le président catalan insiste sur le « droit à l’autodétermination ». Quim Torra, président de la Catalogne, a insisté mardi sur le « droit à l’autodétermination » catalane avant d’apporter son soutien — et celui des forces politiques séparatistes catalanes — à l’investiture du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez. (Euroefe)

BRUXELLES

Clap de fin pour l’Institut Confucius. L’Université Libre de Bruxelles (ULB) a décidé de mettre un terme à sa collaboration avec l’Institut Confucius, un établissement financé par le gouvernement chinois pour promouvoir la diffusion de la langue et de la culture chinoises, a confirmé la direction de l’université. L’institution a été critiquée parce qu’elle suscite des inquiétudes liées aux atteintes à la liberté académique et à l’influence politique croissante de la Chine. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

ROME | ATHÈNES

De retour en Libye. Le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, s’est rendu en Libye afin de rencontrer les deux candidats en lice pour prendre la tête du pays, le chef du gouvernement de l’accord national (GNA) Fayez al-Sarraj, soutenu par l’ONU, et le général Khalifa Haftar de l’armée nationale libyenne.

« L’Italie a perdu du terrain dans le pays, nous ne pouvons pas le nier, mais le moment est venu de regagner notre rôle naturel d’interlocuteur principal, car nous sommes toujours un ami du peuple libyen », a dit M. Di Maio, ajoutant qu’il aimerait travailler sur une deuxième mission en Libye avec le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell.

L’escalade de la crise avec la Turquie, à la lumière du protocole d’accord récemment signé entre Ankara et Tripoli sur les zones maritimes, a forcé le gouvernement grec à intensifier ses efforts pour donner un coup de fouet aux équipements de défense. En particulier, Athènes prévoit de moderniser les F-16 et d’acquérir des véhicules aériens télépilotés. Entre-temps, l’Arabie saoudite s’est opposée au protocole d’accord et l’Égypte a demandé à l’ONU de ne pas l’enregistrer. (Gerardo Fortuna |Euractiv.com)

VARSOVIE

Polexit ? Selon le dernier sondage Eurobaromètre, les Polonais sont presque la nation la plus eurosceptique de l’UE. 47 % des Polonais pensent qu’ils pourraient mieux affronter l’avenir en dehors de l’UE, 45 % pensent le contraire et 8 % n’ont aucune opinion sur la question. Par rapport à l’année dernière, la tendance eurosceptique est plus marquée. En 2018, les eurosceptiques représentaient 36 %, tandis que les pro-UE 55 %. (Łukasz Gadzała | Euractiv Pologne)

PRAGUE

Le chef du service de cybersécurité remercié. Le gouvernement tchèque a limogé le chef du Service national de la cybersécurité et de la sécurité de l’information (NÚKIB). Dušan Navrátil dirige le bureau depuis sa création en 2017, mais selon le Premier ministre Andrej Babiš, il manque de compétences en gestion et en communication.

En décembre 2018, NÚKIB a publié un avertissement contre les produits logiciels et matériels fabriqués par les sociétés chinoises Huawei et ZTE. Par la suite, le bureau a été critiqué par M. Babiš et par le président tchèque Miloš Zeman.

Toutefois, le gouvernement prétend que le licenciement de M. Navrátil n’est pas lié à cette affaire. Et, ce dernier a refusé de commenter la décision du gouvernement. (Aneta Zachová |Euractiv République tchèque)

BELGRADE

Šarec en Serbie. Le Premier ministre slovène Marjan Šarec a déclaré à Novi Sad, le 17 décembre, que l’impasse dans laquelle se trouvait la politique d’élargissement de l’UE était contre-productive et ne contribuait pas à la stabilité de la région.

« Une approche proactive doit exister de la part de l’UE. Nous sommes convaincus que toute la région appartient à l’UE et qu’il n’y a pas d’alternative. Nous voudrions que l’élargissement s’accompagne du respect de l’état de droit et nous rappelons qu’il s’agit d’un processus économiquement et socialement important. C’est pourquoi nous continuerons d’apporter notre soutien à la Serbie », a déclaré M. Šarec. (Euractiv Serbie)

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