Le parti socialiste roumain recherche un nouveau leader

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BUCAREST

Le PSD est prêt pour un changement de cap. L’ancienne Première ministre Viorica Dancila doit annoncer mardi (26 novembre) sa démission de la direction du Parti social-démocrate. Plusieurs figures importantes du parti socialiste ont déclaré qu’il était grand temps de restaurer le parti après que Mme Dancila a obtenu le plus petit nombre de voix de tous les candidats du PSD au second tour des élections présidentielles. En effet, dimanche (24 novembre) Viorica Dancila n’a obtenu que 3,3 millions de voix, soit environ 34 %, mais elle a rétorqué qu’elle ne démissionnerait pas.

Cependant, les chaînes de télévision roumaines ont révélé que Marcel Ciolacu, le président de la chambre des députés du parlement roumain, s’était rendu chez la Première ministre lundi (25 novembre) et l’avait convaincue de démissionner. Mme Dancila deviendra la dirigeante de l’organisation des femmes du PSD et obtiendra une place éligible sur la liste du parti lors des élections nationales de l’année prochaine. M. Ciolacu a confirmé qu’ils avaient eu un entretien « calme, stable et productif », sans s’étendre davantage. Après cette rencontre, le chef de la chambre s’est entretenu avec plusieurs dirigeants du PSD pour préparer le terrain en vue d’une réunion du parti prévue pour mardi (26 novembre).

Commissaire à l’élargissement pendant quatre heures. Entre-temps, des rumeurs à Bruxelles portent à croire que la saga roumaine concernant le commissaire du pays a duré jusqu’au dernier moment. Les membres du Secrétariat général de la Commission européenne ont été informés dans un premier temps qu’Ursula von der Leynen avait choisi le député européen roumain Siegfried Muresan comme commissaire à l’élargissement, un poste qui avait été initialement réservé à la Hongrie.

Cependant, quatre heures plus tard, revirement de situation. La présidente élue de la Commission européenne a annoncé que son choix ne s’était pas porté sur M. Muresan mais sur l’eurodéputée Adina Valean au poste de commissaire aux transports, et non à l’élargissement, avec un fonctionnaire allemand à la tête de la DG MOVE.

Entre-temps, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a revendiqué une énorme victoire diplomatique avec le portefeuille de l’élargissement malgré les efforts de George Soros pour l’en empêcher.

« Il y a eu aussi beaucoup de tentatives de sabotage en Hongrie : l’opposition hongroise s’est unie à Bruxelles pour tenter de faire dérailler la nomination du candidat hongrois. Des faits prouvent que George Soros a personnellement essayé de contacter les dirigeants européens au plus haut niveau pour empêcher la nomination d’Olivér Várhelyi. Ce fut une bataille féroce, mais nous avons gagné », a déclaré Orbán. (Bogdan Neagu, Euractiv Roumanie, Sarantis Michalopoulos | Euractiv.com)

BERLIN

Pas de conflit avec Macron. La chancelière allemande Angela Merkel ne se souvient d’aucun différend personnel avec le président français Emmanuel Macron, comme l’a dévoilé le New York Times, a déclaré le porte-parole du gouvernement Steffen Seibert lundi (25 novembre). « D’après la chancelière, il n’y a pas eu aucune tension ou querelle », a-t-il déclaré, faisant référence à un dîner le jour de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin. Au cours du dîner, Angela Merkel se serait heurtée à Emmanuel Macron au sujet de l’OTAN : « Je dois encore et toujours ramasser les pots cassés et recoller les morceaux pour que nous puissions ensuite nous asseoir et discuter sereinement ». Steffen Seibert a déclaré que la réunion de Berlin avait plutôt été un échange merveilleux entre les deux dirigeants. (Claire Stam | Euractiv Allemagne)

MADRID

Un engagement clair des socialistes. Les séparatistes catalans de « Esquerra Republicana de Catalunya » (ERC, la gauche républicaine de Catalogne) ont exigé lundi (25 novembre) de la part des socialistes espagnols (PSOE) « un engagement clair et explicite » pour négocier « au niveau gouvernemental » entre Madrid et le gouvernement régional de Catalogne, avant de donner leur appui à l’investiture du Premier ministre par intérim Pedro Sánchez.

ERC, dont l’abstention ou le soutien direct est essentiel pour permettre l’investiture de M. Sánchez, veut une « table de négociation » « entre égaux » et « sans condition », pour répondre, entre autres, aux demandes telles que l’amnistie, l’autodétermination, les droits et libertés de la Catalogne.

Après la victoire du PSOE aux élections du 10 novembre, M. Sánchez a toujours besoin du soutien de la gauche Podemos et des séparatistes catalans d’ERC pour devenir le prochain Premier ministre. (Euroefe)

BRUXELLES

Encore deux semaines. Malgré l’absence de percée dans la formation du gouvernement fédéral, le roi de Belgique a prolongé jusqu’au 9 décembre la mission du chef socialiste Paul Magnette (PS) pour construire une coalition gouvernementale. « Nous travaillons pour tous les Belges, de Zeebrugge à Arlon, d’Eupen à Mouscron », a déclaré M. Magnette, appelant toutes les parties à « regarder au-delà des différences mutuelles ». Le fait que sa mission ait été prolongée pour la deuxième fois de deux semaines indique que le chef socialiste s’est vu accorder le bénéfice du doute, tandis que les autres partis plus importants, le mouvement réformateur (MR) et le Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V), se préoccupent plutôt de leur leadership interne. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

LJUBLJANA

Centre international pour l’IA en Slovénie. Le premier centre international d’intelligence artificielle (IA) parrainé par l’UNESCO sera basé à Ljubljana, a décidé l’UNESCO à Paris lundi (25 novembre). Le Centre international de recherche sur l’intelligence artificielle (IRCAI) doit être créé au début de l’année prochaine. Il s’attellera aux défis mondiaux, soutiendra l’UNESCO dans ses études et participera à de grands projets internationaux d’intelligence artificielle. (Željko Trkanjec | Euractiv Croatie)

ZAGREB

Calendrier de la présidence de l’UE. Le gouvernement croate a publié un programme pour la prochaine présidence de l’UE. Selon les informations actuellement disponibles, la Commission européenne ne devrait pas se rendre à Zagreb au début de son mandat, car l’équipe d’Ursula von der Leyen devrait entrer en fonction plus tard que prévu. Le sommet ECOFIN est prévu pour le 21 janvier, tandis que le sommet de Zagreb devrait se dérouler les 6 et 7 mai. Lire le programme complet ici. (Thé Trubić Macan | Euractiv Croatie)

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