Les sociaux-démocrates allemands mettent le cap à gauche

Toujours derrière dans les sondages, le SPD espère mobiliser autour de quelques mesures phares comme l’instauration d’un salaire minimum et l’augmentation des impôts pour les hauts revenus.

C’est en Bavière, une terre traditionnellement chrétienne-démocrate, que le Parti social-démocrate allemand (SPD) s’est réuni, dimanche 14 avril, en congrès. L’objectif principal de ce regroupement de plus de 600 délégués était la mise sur pied du programme en vue des législatives de septembre.

Taxer les plus riches

Pour tenter de mobiliser ses troupes, le leader très peu charismatique des socialistes, Peer Steinbrück, a égrainé quelques uns des principaux points de sa campagne.

Il promet d’instaurer un salaire minimum à 8,50 euros de l’heure. L’Allemagne ne dispose pas actuellement, de façon généralisée, de l’équivalent d’un smic. L’ancien ministre des Finances d’Angela Merkel, à l’époque de la grande coalition droite-gauche (2005-2009), veut aussi encadrer l’augmentations du prix des loyers lors des renouvellements de bail et imposer l’égalité homme-femme.

Pour s’attirer les électeurs de gauche, M. Steinbrück annonce aussi la création d’une nouvelle tranche d’imposition à 49% pour les plus riches. La limite est pour le moment fixée à 42%. Il estime que le gouvernement d’Angela Merkel n’a fait qu’accroitre les inégalités dans la société allemande.

Merkel en tête 

Le SPD propose aussi la séparation des activités de dépôts et spéculatives des banques et veut mettre un terme à la spéculation sur les matières premières agricoles.

Malgré ses dix années au pouvoir, la chancelière Angela Merkel reste favorite des sondages. En mars dernier, elle recueillait 40% des intentions de votes, contre seulement 25% pour le SPD.

L’une des principales faiblesses pour les sociaux démocrates est le manque cruel de charisme de leur leader, alors que Mme Merkel apparaît est gratifiée de la défense des intérêts des Allemands au niveau européen. 

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