Macron fustige le compromis du PPE

Emmanuel Macron au Conseil européen

Le Président français, Emmanuel Macron, a critiqué la décision du PPE de suspendre le parti Fidesz du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, plutôt que de l’exclure de la famille politique.

À la suite de la campagne « anti-Juncker » menée par le Premier ministre hongrois dans son pays, de nombreux partis affiliés au PPE avaient appelé à l’expulsion immédiate du parti hongrois Fidesz. Emmanuel Macron a répondu aux questions de la presse au sujet de la décision de suspendre le parti hongrois plutôt que de l’exclure.

Le président français a d’abord tenu à rappeler qu’il n’était pas affilié au PPE. Son parti, La République en marche (LREM) est vu comme étant proche du groupe libéral ALDE, bien qu’il n’en soit pas officiellement membre. Le président français a toutefois exprimé son incompréhension face à la décision du PPE.

« Je suis plutôt pour la clarté, je n’ai pas trouvé que c’était très clair. Je n’ai pas bien compris pour ma part si les parlementaires de Viktor Orbán lors des prochaines élections siégeront dans le PPE ou pas. Donc en fait j’ai compris que rien ne changeait. C’est sans doute une bonne nouvelle et pour le PPE et pour Viktor Orbán, je ne suis pas sûr que ce soit une très bonne nouvelle pour le projet européen, sa cohérence et la clarté des idées. », a déclaré Emmanuel Macron.

Le président français a déclaré avoir une très bonne relation personnelle avec Viktor Orbán, mais a ajouté que « certaines choses devaient être claires » et que certains points étaient « incompatibles ». Emmanuel Macron a regretté cette décision qui traduit selon lui une tendance à « privilégier la logique de clan à la force des idées ». « J’ai une pensée toute particulière pour Jean-Claude Juncker et tous les membres du PPE qui se sont sentis insultés et qui avaient demandé quelque chose de clair. C’est eux qui ont perdu ce vote. »

Viktor Orbán avait trouvé que certains membres du PPE avaient réagi de façon démesurée à sa campagne anti-Juncker et avait ainsi traité « d’idiots utiles » la douzaine de partis affiliés au PPE qui voulaient son exclusion. Il a finalement présenté ses excuses.

Les « cas Orban » se multiplient dans les partis politiques européens

La suspension temporaire ou l’exclusion définitive du parti de Viktor Orbán, le Fidesz est à l’ordre du jour du PPE. Mais tous les grands partis politiques européens sont confrontés à des dérives populistes, Ouest-France.

 

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