Paris et Washington croisent le fer lors du sommet de l’OTAN

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LONDRES.

L’OTAN fête ses soixante-dix ans, et à cette occasion ses dirigeants se rencontrent à Londres pendant deux jours. Aujourd’hui (4 décembre), ils devraient aborder les nouvelles menaces pour l’alliance militaire, y compris celles dans l’espace et le cyberespace. Par ailleurs, dans un communiqué final non contraignant, ils se sont une nouvelle fois entendus en matière de défense mutuelle et se sont, pour la première fois, positionnés par rapport à la force militaire croissante de la Chine.

L’influence croissante de Pékin offre des « opportunités », mais présente aussi des « défis », décrit le projet de déclaration. L’OTAN ne classerait pas la Chine parmi les « nouveaux adversaires », a assuré le Secrétaire général Jens Stoltenberg.

Reste à voir si l’OTAN trouvera toujours une position commune sur des questions plus politiques. Au lieu de célébrer, les membres de l’Alliance se défient. Les échanges étaient en effet houleux lors du dîner d’États de mardi soir (3 décembre) au palais de Buckingham.

Au cours de la journée, tous les regards se sont tournés vers le président français Emmanuel Macron, dont les commentaires sur la prétendue « mort cérébrale » de l’OTAN avaient agi comme une onde de choc à travers l’alliance.

Alors que M. Macron a déclaré qu’il s’en tenait à ses paroles, il s’est attiré les foudres du président américain Donald Trump, qui les a jugées « très insultantes » pour les autres membres. Au cours d’une réunion bilatérale plutôt tendue qui a suivi, les deux dirigeants ont échangé sur  l’État islamique, mais ils ont étonnamment réussi à concilier leurs vues.

Après une autre réunion à quatre avec le président turc Recep Tayyip Erdoğan, le Britannique Boris Johnson et le Français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré aux journalistes qu’elle était « sereine » pour les réunions d’aujourd’hui, malgré les divergences entre les membres de l’OTAN sur la santé de l’alliance.

Les dirigeants de l’Europe de l’Est se sont montrés moins optimistes quant à la façon de résorber la menace turque visant à bloquer les plans de défense orientale de l’OTAN.  C’est « un peu comme si la région était redevenue un pion de la politique des grandes puissances », a affirmée une source à Euractiv.  (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

BERLIN

Le SPD doit clarifier sa position sur la Grande Coalition (SPD/CDU). Quelques jours après l’élection de Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken à la tête du parti social-démocrate allemand (SPD), les politiques de la CDU tentent de garder le gouvernement uni. Le nouveau tandem dirigeant du SPD a expressément affirmé son opposition à la Grande Coalition  Annegret Kramp-Karrenbauer, cheffe de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), a averti que le parti ne progresserait pas avec les réformes convenues sur la pension de base tant que le SPD ne réaffirmait son engagement envers la Grande Coalition. « En ce qui concerne la pension de base, nous avons dit que nous n’entrerons dans le processus parlementaire que lorsque le SPD aura clarifié sa position sur notre coalition », a-t-elle déclaré.(Sarah Lawton | Euractiv Allemagne)

MADRID

Charles Michel fera pression en faveur de la neutralité climatique. Le président du Conseil européen, Charles Michel, s’efforcera de « convaincre » tous les États membres d’atteindre la neutralité climatique d’ici à 2050 lors du sommet de la semaine prochaine.

« L’Europe pourrait devenir un leader de l’économie verte en investissant dans la recherche, la technologie et l’innovation pour garantir la création d’emplois et le bien-être social tout en réduisant la menace climatique », a déclaré M. Michel à Euroefe dans un entretien accordé à l’occasion du COP25 à Madrid. (Catalina Guerrero | Euroefe)

PARIS

La grève française se profile. Jeudi 5 décembre, une grève nationale contre les propositions de réformes sur les retraites et les pensions aura lieu en France, mettant le gouvernement sous pression.

De nombreux secteurs clés ont déjà confirmé leur intention d’y adhérer, notamment le secteur des transports, des fournisseurs d’électricité, les enseignants, les étudiants, les policiers et les nettoyeurs routiers. La dernière grève contre la loi sur les retraites et les pensions remonte à 1995 et avait forcé le gouvernement à  abandonné son projet de réforme.

Selon un sondage d’opinion de l’IFOP, la grève est soutenue par 46 % de la population française. Le sondage a également montré que 76 % des personnes interrogées estimaient que la réforme des retraites était nécessaire, mais ne faisaient pas confiance au gouvernement français pour la mettre en œuvre. (Euractiv France)

BRATISLAVA

Encore des avortements. Le parti national slovaque (SNS) a déposé un amendement législatif exigeant qu’une femme demandant un avortement informe le père de l’enfant conçu de ses intentions. Le parti a également proposé d’interdire la mise à disposition gratuite de la pilule du lendemain, qui ne devrait être vendue que sur ordonnance. Ces amendements sont déposés lors de la deuxième lecture de la loi visant à créer davantage d’obstacles pour les femmes qui envisagent d’avorter. (Zuzana Gabrižová | Euractiv Slovaquie)

PRIŠTINA

Le Kosovo doit quitter le système énergétique serbe. Les opérateurs électriques kosovars et albanais KOSTT et OST ont signé à Tirana un accord sur la mise en place d’un système commun d’approvisionnement en électricité qui mettra fin à la dépendance du Kosovo au réseau électrique serbe qui dure depuis des décennies. L’accord a été signé sous le contrôle du Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport et devrait entrer en vigueur en avril 2020. (Željko Trkanjec | Euractiv Croatie)

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