Pedro Sánchez joue son va-tout pour éviter une nouvelle impasse

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MADRID. Le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez a appelé tous les partis politiques à « reconnaître » qu’une troisième élection ne serait pas acceptable.

Après les élections de dimanche, M. Sánchez a déclaré que les partis politiques devraient s’atteler à démêler l’imbroglio politique actuel émanant des élections du 28 avril, lors desquelles le PSOE était sorti grand vainqueur, mais avait échoué à obtenir la majorité requise pour former un gouvernement stable.

Dans une interview radio auprès de RNE, Pedro Sánchez a demandé aux conservateurs du Partido Popular (Parti populaire, PP) et à la droite libérale Ciuidadanos (Citoyens) d’explorer la possibilité d’une « abstention technique ». Si le PSOE gagne, cela permettrait la formation du « seul gouvernement possible : un exécutif du PSOE », a-t-il déclaré.

Tous les partis gardent leurs cartes secrètes sur la façon de débloquer la situation après le 10 novembre, si le PSOE, en tête des sondages, n’atteint pas la majorité nécessaire (176 sièges), comme le prédisent de nombreuses enquêtes.

Pendant ce temps, El Pais a signalé que des milliers d’agents des forces de l’ordre seront déployés à travers la Catalogne dimanche pour garantir la sécurité.

« Les autorités veulent empêcher toute perturbation potentielle dans les rues, comme celles qui ont suivi les récentes condamnations des neuf politiques séparatistes pour leur rôle dans le référendum de 2017 sur l’indépendance catalane », écrit El Pais. (Euroefe)

BERLIN

Satisfaction personnelle. Commentant l’examen à mi-parcours de la Grande Coalition (CDU/CSU-SPD) présenté mercredi (6 novembre) à Berlin, le gouvernement a montré qu’il était « capable et disposé à travailler », a déclaré la chancelière Angela Merkel (CDU). Il appartient maintenant aux partis de la coalition de vérifier s’ils voient des bases suffisantes pour poursuivre la coopération. « Nous avons encore de nombreuses mesures, initiatives et projets pour le reste de la législature », a ajouté le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.

Dans le document, les ministères fédéraux énumèrent point par point les projets de l’accord de coalition qui sont « déjà en vigueur, en procédure parlementaire ou en cours d’exécution ». L’évaluation intérimaire du gouvernement est susceptible de jouer un rôle important dans la décision des partis de poursuivre la grande coalition. Les sociaux-démocrates (SPD) en particulier ont de grandes réserves quant à la poursuite de la coalition. (Claire Stam | Euractiv Allemagne)

PARIS

La France et la Chine défendent l’accord de Paris sur le climat. Les présidents français et chinois ont réaffirmé à Pékin leur « soutien ferme » à l’accord historique de 2015 sur le changement climatique, à la suite du retrait officiel des États-Unis de cet accord. La Chine est le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre.

Après avoir déploré la décision américaine, ils ont déclaré aux journalistes que l’accord était « un processus irréversible ». « Parce que quand la Chine, l’Union européenne, la Russie, qui a ratifié il y a quelques semaines l’accord de Paris, s’engagent avec fermeté, le choix isolé de tel ou tel autre ne suffit pas à changer le cours du monde. Il ne conduit qu’à (le) marginaliser », a estimé M. Macron. Les dirigeants se sont également prononcés en faveur du multilatéralisme, affirmant que « la guerre commerciale ne fait que des perdants ». (Euractiv France)

BRUXELLES

La formation gouvernement s’enlise. Les citoyens flamands préféreraient des élections anticipées (46,6 %) à un gouvernement fédéral jaune-violet avec les libéraux, les socialistes et la N-VA (29,7 %) ou une coalition vert-violet avec des libéraux, les socialistes et les verts (23,6 %), selon un nouveau sondage réalisé pour « Het Laatste Nieuws » et VTM Nieuws. Plus de la moitié (52 %) des répondants ont également indiqué que leur intérêt pour la politique avait diminué considérablement. Contrairement à de nombreux pays européens, le système électoral belge rend la tenue de nouvelles élections difficile : il n’y a pas de délai dans lequel un gouvernement doit être formé et la dissolution du Parlement requiert une majorité. (Alexandra Brzozowski | Euractiv.com)

ZAGREB

La police aide une immigrée clandestine à accoucher dans les bois. Une Irakienne a donné naissance à une petite fille dans les bois près de Glina, à environ 70 km au sud de Zagreb, après être entrée illégalement en Croatie avec son mari. Elle était à un stade avancé de sa grossesse et la police l’a aidée à accoucher sur place avant l’arrivée de l’ambulance. Le mari a exprimé son intention de demander officiellement l’asile.

BUCAREST

Nouvelle commissaire désignée. Siegfried Muresan et Adina Valean, tels étaient les deux noms proposés par le gouvernement pour le poste de commissaire les eurodéputés. C’est finalement Mme Valean qui a été désignée par Ursula von der Leyen, la présidente élue de la Commission européenne, pour reprendre le portefeuille des Transports, initialement prévu pour le candidat de l’ancien gouvernement de Viorica Dancila.

Selon certaines sources proches du dossier, Ursula von der Leyen a appuyé la nécessité d’un équilibre entre les sexes bien que le gouvernement roumain ait fait pression en faveur de Siegfried Muresan.

Cependant, les critiques ont souligné qu’Ursula von der Leyen n’avait insisté pas avoir une femme commissaire dans le cas de la France, dont le nouveau choix est Thierry Breton, remplaçant la candidate rejetée Sylvie Goulard. (Euractiv Roumanie)

LJUBLJANA

Crise gouvernementale imminente ? Le parti radical de gauche Levica a annoncé mercredi que le gouvernement s’était retiré d’un accord de coopération. « Maintenant, nous sommes la véritable opposition », a clamé Levica. Le problème ? Une nouvelle loi sur l’assurance maladie complémentaire que Levica souhaitait voir abolie.

Le gouvernement minoritaire slovène est une coalition de cinq partis : quatre d’entre eux sont membres de Renew Europe (RE) et un est socialiste (S&D). Levica avait conclu un accord pour soutenir le gouvernement, mais déjà au printemps, des tensions gouvernementales apparaissaient.

Le Premier ministre Marjan Šarec (LMŠ-RE) espère que la coopération se poursuivra et que Levica soutiendra les lois avec lesquelles elle est d’accord, mais d’autres membres de la coalition ont déclaré que « Levica n’était pas constructive » et qu’ « aucun parti ne peut espérer d’une coalition qu’elle fasse tout ce qui lui plaît ». Le véritable test sera le vote sur le budget prévu ce mois-ci. Si Levica s’y oppose, M. Šarec pourrait éventuellement avoir des ennuis. Il peut compter sur les votes du SNS, mais c’est un parti radical de droite et il ne préférerait que son gouvernement libéral-gauche survive sans ce soutien. (Željko Trkanjec | Euractiv Slovénie)

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